Étude

Dhul Qarnayn et les traditions d’Alexandre : textes, datation et débats

Une étude approfondie d’un sujet, accompagnée de preuves et de références.

Soleil, cornes, porte métallique, Gog et Magog : comparaison d’al-Kahf et du récit syriaque, distinguant parenté, source démontrée et identité historique.

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Tête d’Alexandre avec corne de bélier, monnaie de Lysimaque, 297–281 avant notre ère ; Met 05.44.430. Image hellénistique posthume, non portrait identifié de Dhul Qarnayn
Tête d’Alexandre avec corne de bélier, monnaie de Lysimaque, 297–281 avant notre ère ; Met 05.44.430. Image hellénistique posthume, non portrait identifié de Dhul QarnaynMetropolitan Museum ;Gift of J.PierpontMorgan,1905 ;Open Access. · Domaine publicNotice de l’objet · Notice de l’objet

Texte

Introduction

Pourquoi comparer Dhul Qarnayn, personnage coranique, aux récits d’AlexandreAlexandre le GrandRoi macédonien, né en 356 et mort en 323 avant notre ère, devenu après sa mort un héros de récits dans diverses langues et traditions.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication ? La sourate al-Kahf décrit un roi qui atteint les confins du monde et construit une barrière contre Gog et MagogGog et MagogNoms aux fonctions distinctes : généalogie, invasion, nations eschatologiques et traditions de barrière.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. Un récit chrétien syriaqueSyriaqueForme littéraire de l’araméen, dotée d’un vaste héritage chrétien et d’attestations anciennes non chrétiennes.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication sur Alexandre présente un ensemble frappant d’images voisines. Cette étude examine les ressemblances et les différences et demande ce que les témoins permettent d’établir sur leur relation ; elle ne juge pas la vérité d’une croyance religieuse. [1] [2] [3]

La sourate al-Kahf appartient au CoranCoranTexte central de l’islam, employé ici comme témoin de son discours religieux.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication du VIIe siècle. La date et les couches du récit syriaque restent discutées, tandis que le manuscrit particulier décrit par BudgeE. A. Wallis BudgeÉgyptologue britannique (1857–1934), auteur d'une ancienne traduction anglaise de textes syriaques sur Alexandre.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication est beaucoup plus tardif. Il faut donc distinguer l’Alexandre historique du IVe siècle avant notre ère, la rédaction d’un récit et la date d’une copie conservée. Les éléments communs établissent-ils une source directe, ou peuvent-ils aussi s’expliquer par des histoires diffusées et transformées entre plusieurs langues ? [4] [7] [8] [9]

Le roi parvenu aux limites du monde

Un roi reçoit une puissance sur terre, atteint le coucher et le lever du soleil, puis construit une barrière entre des communautés. À cette réalisation succèdent une promesse divine et une fin devant laquelle les ouvrages humains ne subsistent pas. Telle est la figure de Dhul Qarnayn dans la sourate al-Kahf. Un récit syriaque sur Alexandre le Grand présente également un roi cherchant les limites du monde, le soleil et des peuples sur son parcours, une porte métallique retenant des nations envahissantes, et une prophétie de sa destruction. [1] [2] [3]

Cette combinaison justifie une comparaison sérieuse. Elle ne démontre pas à elle seule qu'un manuscrit précis atteignit un auteur précis, ni que le personnage littéraire soit identique au roi historique. Trois questions restent distinctes : les récits sont-ils apparentés, quand fut composée la version comparée, et comment la transmission aurait-elle pu se produire ?

Ce que dit al-Kahf et ce qu'elle laisse sans nom

Les versets 83–91 commencent par une question sur Dhul Qarnayn. La puissance et les moyens accordés précèdent l'arrivée au coucher du soleil et la rencontre d'un peuple auprès d'une source boueuse. La justice structure la scène : le tort se distingue de la foi et des bonnes œuvres. Après avoir suivi un autre moyen, le roi atteint le lever du soleil, auprès d'un peuple auquel aucun abri contre lui n'a été donné. [1]

Aux versets 92–98, il arrive entre deux barrières. Une communauté demande protection contre les méfaits de Gog et Magog et propose une rémunération. Il préfère ce que son SeigneurRabbTitre de seigneurie, propriété ou sollicitude selon le contexte ; appliqué à Dieu.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication lui a accordé et demande leur aide ; des morceaux de fer sont assemblés et chauffés, puis du qitr est versé dessus. Al-TabariAl-TabariHistorien et exégète du Coran de l'époque abbasside (v. 839-923). Il rapporte deux identifications du fils d'Abraham, puis privilégie Isaac.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication l’explique comme du cuivre, tout en rapportant aussi un avis qui y voit du fer fondu. [16] Les agresseurs ne peuvent ni escalader ni percer l'ouvrage. Dhul Qarnayn le présente comme une miséricorde de son Seigneur et lie sa destruction à l'accomplissement de la promesse. Suivent le déferlement, la trompe, le rassemblement et la présentation de l'Enfer. [2]

Le passage ne nomme ni Alexandre ni Cyrus, ne fournit ni date ni coordonnées et ne décrit pas de cornes physiques. L'épithète existe ; son explication et l'identité de son porteur exigent d'autres témoins. Il ne faut pas non plus introduire dans ce passage le poisson du récit précédent sur MoïseMoïseFigure centrale de l’Exode, des traditions de la Torah et du Coran ; les récits d’enfance diffèrent.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, ou l'eau de vie de certains récits exégétiques ultérieurs, puis les compter parmi ses éléments explicites.

Alexandre historique et Alexandre des récits

Alexandre le Grand, qui vécut au IVe siècle avant notre ère, 356–323, devint après sa mort un personnage de littératures plurilingues. Tous ces récits ne constituent pas des témoignages contemporains de ses campagnes. Des auteurs chrétiens tardifs pouvaient en faire un roi pieux servant le dessein divin, alors que leur cadre religieux naquit plusieurs siècles après sa vie. [7]

Dans le texte traduit par Budge, Alexandre prie Dieu qui lui donne des cornes pour soumettre les royaumes, parle du Messie comme Fils de DieuFils de DieuExpression hébraïque pour des êtres célestes dans des textes comme Job ; sens contextuel, non filiation biologique automatique ni liste fixe d’anges.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication et promet de placer son trône à JérusalemJérusalemJérusalem est une ville importante pour le judaïsme, le christianisme et l’islamGlossaire · Cliquez pour lire l’explication pour lui. Anges, culte et victoire sur les Perses structurent le récit. Ce personnage littéraire chrétien ne prouve pas que le roi historique ait été chrétien. [3]

L'écart entre les croyances du roi historique et la représentation de Dhul Qarnayn ne suffit donc pas à trancher la parenté des récits. La comparaison peut concerner un Alexandre remanié religieusement, plutôt qu'une biographie du IVe siècle avant notre ère.

Quel texte syriaque compare-t-on ?

Un long récit associé au Pseudo-Callisthène, un texte chrétien en prose plus court et un poème sur Alexandre constituent des œuvres différentes, même réunies dans un volume. La comparaison principale porte ici sur la Légende chrétienne syriaque d'AlexandreLégende chrétienne syriaque d’AlexandreRécit chrétien en prose des voyages d’Alexandre et d’une porte retenant des nations ; distinct du Roman et du Poème, datation débattue.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, appelée Neṣḥānā, dans la traduction de Budge publiée en 1889, pages 144–158. [3] [7]

L'attribution du poème à Jacques de SarougJacques de SarougAuteur syriaque de la fin du Ve et du début du VIe siècle, auquel est attribuée une homélie sur les jeunes gens d’Éphèse.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication ne suffit pas à le dater avant sa mort en 521. Sebastian BrockSebastian P. BrockSpécialiste de la littérature syriaque qui distingue le Roman d'Alexandre, la Légende chrétienne et le poème syriaques.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication rejette cette attribution. La datation du poème ne se transmet pas automatiquement au texte en prose. Identifier l'œuvre et sa version doit précéder la comparaison. [7]

Les cornes : un témoin important aux limites précises

La monnaie illustrée de LysimaqueLysimaqueSuccesseur d’Alexandre qui régna sur la Thrace ; ses monnaies montrent Alexandre avec la corne d’Ammon.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, l'un des successeurs d'Alexandre, montre la tête d'Alexandre avec une corne de bélier. Le Metropolitan Museum la date de 297–281 avant notre ère, après la mort d'Alexandre. Elle témoigne d'une représentation cornue dans la tradition hellénistique, sans être un portrait certainement identifié du Dhul Qarnayn coranique. [15]

Dans le récit chrétien, les cornes deviennent un instrument accordé par Dieu au roi. Tommaso TeseiTommaso TeseiChercheur sur l'Antiquité tardive et le Coran ; il propose une couche ancienne de la Légende syriaque d'Alexandre.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication examine l'interaction entre l'ancienne image des cornes et l'interprétation biblique. Le lien fait d'Alexandre un candidat compréhensible dans l'histoire de l'épithète, sans démontrer la transmission du passage coranique entier. Le commentaire d'al-Tabari sur le verset 83 rapporte aussi plusieurs explications du nom : coups sur les côtés de la tête, domination de deux régions, apparence de cornes. Ces traditions exégétiques ne sont pas des détails tous affirmés par le Coran. [3] [10] [14]

Mer et source : images proches, scènes différentes

Le texte syriaque décrit une mer nauséabonde et infranchissable aux limites du monde. Alexandre éprouve son danger en y envoyant des condamnés à mort, qui périssent ; il recule ensuite. Cette expérience cruelle diffère de la scène coranique énonçant une règle de justice envers un peuple rencontré. [3]

Le Coran situe une source boueuse au coucher du soleil. Al-Tabari présente les lectures ḥamiʾa et ḥāmiya, associées respectivement à la boue et à la chaleur, et admet que les deux caractéristiques puissent coexister. On ne peut assimiler simplement la source à l'océan nauséabond sans argument, ni effacer l'histoire des lectures. [1] [13]

Les images des limites et de l'eau peuvent appartenir à une parenté narrative. Assimiler mer et source, expérience et juste punition efface néanmoins des différences qu'une hypothèse de dépendance doit expliquer. Il s'agit d'une comparaison littéraire historique, non d'une recherche du lieu de la source ou d'un test des croyances au moyen d'une carte moderne.

Alexandre voyage-t-il vers l'est dans ce même passage ?

Après la mer, Alexandre atteint, dans la traduction de Budge, le lieu où le soleil entre par la fenêtre du ciel. Le narrateur décrit ensuite son lever, les peuples fuyant sa chaleur dans la mer ou les grottes, et son parcours nocturne jusqu'au lieu du lever. Le soleil est le sujet de larges parties de cette description. [3]

Al-Kahf raconte explicitement l'arrivée de Dhul Qarnayn au lever du soleil après avoir suivi un autre moyen. Il ne faut donc pas transformer le parcours solaire du texte syriaque en itinéraire royal, puis présenter les deux séquences comme identiques sans difficulté. Les peuples affectés par le soleil offrent un parallèle ; l'explicitation du voyage et la séquence diffèrent. Le texte lui-même permet cette distinction avant le choix d'une interprétation moderne. [1] [3]

Une barrière de fer et d'un autre métal

Un des éléments communs les plus forts est une construction métallique dans un passage montagneux, réalisée sous autorité royale pour retenir des peuples nuisibles. Dans le récit syriaque, Alexandre rassemble des artisans du fer et du métal que Budge appelle brass, puis construit une porte avec seuils, charnières, verrous et clé. Gog et Magog figurent parmi les noms des rois des Huns. [3]

Dans le Coran, des morceaux de fer sont assemblés entre les deux flancs montagneux pour former un ouvrage de blocage, chauffés et couverts de qitr versé, avec l'aide du peuple demandant protection. Ce n'est pas la description d'une porte à clé ouverte dans la vie ordinaire. Matériaux et objectif général sont apparentés, mais technique, organisation et type d'ouvrage diffèrent. [2]

Ces écarts n'excluent pas automatiquement la dépendance : une adaptation peut transformer les détails. Ils excluent cependant de présenter les textes comme une traduction littérale ou de conserver les ressemblances en supprimant les différences.

Comparaison moderne : fer et autre métal communs ; porte à clé distincte d’un ouvrage avec travail local. Sans reconstruction archéologique
Comparaison moderne : fer et autre métal communs ; porte à clé distincte d’un ouvrage avec travail local. Sans reconstruction archéologiqueSchéma original :IL Archive,2026 · CC0Source de l’image

Ce qui précède le récit syriaque

Dans la Guerre des Juifs 7.7.4, JosèpheFlavius JosèpheHistorien juif du Ier siècle de notre ère qui a repris des récits plus anciens, dont l’épreuve d’Abraham, dans les Antiquités judaïques.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, historien juif romain du Ier siècle, mentionne des portes de fer attribuées à la fermeture d'un passage par Alexandre et raconte que les Alains le traversent pour piller la Médie et l'Arménie. Dans les Antiquités 1.6.1, il associe Magog aux Scythes. [5] [6]

L'association d'Alexandre aux portes et de peuples septentrionaux à Magog ne fut donc pas une invention isolée du texte syriaque tardif. Mais Josèphe ne donne pas le récit coranique complet : ces deux passages ne contiennent pas à eux seuls toute la séquence du soleil, de la barrière et de la promesse. L'attribution d'une porte à Alexandre ne prouve pas non plus archéologiquement qu'il l'ait construite.

Des éléments plus anciens pouvaient ainsi être réunis et réinterprétés. Dater leur assemblage dans la version comparée reste une question distincte.

La porte et la fin des temps

Dans le récit syriaque, Alexandre fait inscrire des prédictions sur la porte, comprenant les nombres 826 et 940 ans. Un acte divin détruit finalement l'ouvrage et ouvre le passage, plutôt que la clé du roi. L'avenir s'associe à la suprématie romaine et au Messie. [3]

Dans al-Kahf, la barrière disparaît lorsque vient la promesse du Seigneur, puis le texte se tourne vers le rassemblement et le jugement. Barrière temporaire et avenir divin constituent un parallèle clair. Mais le passage coranique ne donne aucun des deux nombres, n'annonce pas de victoire romaine et ne décrit pas de trône remis au Messie. Importer tout le scénario syriaque dans les versets puis utiliser ce scénario ajouté comme preuve d'identité serait circulaire. [2] [3]

Trois dates à garder distinctes

Viennent d'abord le temps du roi à l'intérieur du récit, ensuite la composition de l'œuvre ou d'une couche textuelle, enfin la copie conservée disponible pour l'éditeur. Budge date son manuscrit britannique Add.25875 de 1708–1709. C'est la date de cette copie, non la preuve que tout son contenu fut composé au XVIIIe siècle. Inversement, Alexandre comme héros ne rend pas les mots du récit contemporains de sa vie. [4]

L'encyclopédie syriaque de Brock présente une datation courante de la Légende chrétienne peu après la victoire d'HéracliusHéraclius, empereur byzantinEmpereur byzantin de 610 à 641 ; sa victoire sur la Perse intervient dans la datation proposée de certains textes syriaques sur Alexandre.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication en 629–630. Le livre de Tesei, publié en ligne en 2023, propose une version antérieure sous JustinienJustinien IerEmpereur romain d'Orient de 527 à 565 ; son règne sert à dater hypothétiquement une couche de la Légende syriaque d'Alexandre.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, 527–565. Son résumé du chapitre sur la prophétie de 940 considère la référence aux événements de 626–629 comme une interpolation dans une composition plus ancienne. Il s'agit de sa reconstruction historique et philologique, non d'un manuscrit daté découvert sous Justinien. [7] [8] [9]

Le désaccord importe. Si toute la version date de la fin des années 620, la transmission au Coran dispose d'une fenêtre étroite selon la datation du passage retenue par le chercheur. Si certaines matières appartiennent au VIe siècle, davantage de temps est disponible. L'antériorité seule ne démontre cependant ni direction ni intermédiaire ; il faut aussi identifier la couche et les détails datables.

Schéma méthodologique : Alexandre356–323av.n.è. ;couches proposéesVIe/VIIe ;manuscrit de Budge1708–1709 ;édition1889. Dates distinctes
Schéma méthodologique : Alexandre356–323av.n.è. ;couches proposéesVIe/VIIe ;manuscrit de Budge1708–1709 ;édition1889. Dates distinctesSchéma original :IL Archive,2026 · CC0Source de l’image

Quelle force pour le modèle de source directe ?

Brock rapporte l'idée du chercheur Kevin van BladelKevin van BladelPhilologue et historien du Proche-Orient et de la circulation des savoirs entre langues.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication selon laquelle la Légende syriaque aurait fourni le passage coranique. La force du modèle réside dans un ensemble spécifique : roi, limites du monde, soleil, barrière métallique, peuples enfermés et fin divine. Il mérite plus d'attention qu'un simple parallèle de roi voyageur. L'étude complète de van Bladel n'a pas été lue pour cet article ; sa position est présentée par l'intermédiaire savant déclaré, sans lui attribuer des arguments détaillés non vérifiés. [7]

Dans une étude de 2026, le chercheur Yasin KaraYasin KaraAuteur d’une étude de 2026 comparant Dhul Qarnayn à la tradition syriaque d’Alexandre.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication préfère un milieu narratif partagé et souligne les différences d'eau, de punition et de construction. Elles comptent. Mais un mot différent ou une scène omise ne réfutent pas seuls la dépendance : une adaptation religieuse et littéraire peut expliquer la transformation. À l'inverse, l'hypothèse d'une tradition communeTradition communeMatériau hérité par plusieurs textes sans dépendance directe entre eux.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication reste incomplète avant d'expliquer la circulation des éléments spécifiques. Les deux modèles sont ici examinables, sans être présentés comme consensus ou preuve d'indépendance totale. [11]

L'observation méthodologique de la chercheuse Marianna KlarMarianna KlarChercheuse sur les récits coraniques dans leurs contextes littéraires tardo-antiques.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, dans le résumé de son chapitre, aide également à maintenir la fonction littéraire des récits coraniques dans la comparaison. But, destinataires et disposition des scènes appartiennent aux preuves ; on ne doit pas les écarter pour mieux faire apparaître la ressemblance. [12]

Ce qui est établi et ce qui demeure ouvert

Les textes établissent un ensemble fort d'images liées. Le récit chrétien poursuit des buts impériaux et chrétiens qui ne figurent pas tous dans al-Kahf, tandis que sa construction de porte et son parcours solaire diffèrent des détails coraniques. Manuscrit, composition et roi appartiennent à trois temps distincts.

La conclusion historique générale la plus plausible est que le récit de Dhul Qarnayn dialogue avec un monde de traditions d'Alexandre, de limites du monde et de nations enferméesNations enferméesMotif de peuples derrière une barrière jusqu’à leur sortie, non un nom ethnique fixe.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. Identifier un texte syriaque précis comme source directe, établir sa voie de transmission, dater exactement ses couches et identifier Dhul Qarnayn à une seule personne historique restent des questions que cette comparaison ne peut résoudre seule. Les possibilités ne se valent pas simplement parce qu'elles sont concevables : chronologie, détails, séquence et preuves de contact doivent les pondérer.

Le roi atteignant les limites et bâtissant la barrière demeura disponible pour des réécritures dans différents cadres religieux. La recherche révèle une histoire de formation des récits plutôt qu'une biographie transmise sans changement : ce que chaque version conserva, ce qu'elle transforma et les voies encore non documentées.

Références et notes

  1. Texte arabe : puissance,soleil et justice ; identité historique non nommée. Quran 18:83–91; Arabic primary text Revenir au texte ↑
  2. Barrière,fer,qitr,promesse et rassemblement ; sans scénario impérial ajouté. Quran 18:92–102; Arabic primary text Revenir au texte ↑
  3. Traduction anglaise entière de ce texte ; passages décisifs vérifiés sur scans. Sans collation syriaque directe. E. A. Wallis Budge, The History of Alexander the Great (1889), Christian Legend, pp. 144–158; PDF 264–278 Revenir au texte ↑
  4. Date d’un manuscrit,non de composition du récit. Budge (1889), Introduction, p. i; manuscript Add. 25875; PDF 23 Revenir au texte ↑
  5. Passage entier des portes et Alains ; attribution littéraire non preuve archéologique du constructeur. Josephus, Jewish War 7.7.4; William Whiston, public-domain translation Revenir au texte ↑
  6. Passage généalogique associant Magog aux Scythes ; non récit tardif entier. Josephus, Antiquities 1.6.1; William Whiston, public-domain translation Revenir au texte ↑
  7. Notice de Brock : œuvres distinctes et datation. Thèse de van Bladel rapportée par elle ; étude entière non lue. Sebastian P. Brock, Alexander Cycle, Gorgias Encyclopedic Dictionary of the Syriac Heritage (2011), electronic entry Revenir au texte ↑
  8. Résumé éditorial seulement ; version sous Justinien proposée par l’auteur. Tommaso Tesei, The Syriac Legend of Alexander’s Gate; online 19 October 2023, print 3 November 2023, copyright 2024; abstract Revenir au texte ↑
  9. Résumé seulement ; prophétie940 interpolée dans une version antérieure selon Tesei. Tesei, chapter 3, The 940 ag Prophecy, pp. 30–44; DOI 10.1093/oso/9780197646878.003.0004; abstract Revenir au texte ↑
  10. Résumé sur les cornes et leur réinterprétation biblique ; chapitre non lu entièrement. Tesei, chapter 9, Alexander’s Horns, pp. 137–155; abstract Revenir au texte ↑
  11. Lecture limitée aux pages2–14 ; objections attribuées,non exclusion définitive d’influence. Yasin Kara, The Question of the Source of the Dhūl-Qarnayn Narrative, 18 April 2026; DOI 10.20486/imad.1896168; PDF pp. 2–14 Revenir au texte ↑
  12. Résumé seulement ; fonction narrative et contexte. Chapitre entier non lu. Marianna Klar, Qur’anic Exempla and Late Antique Narratives (2020), pp. 128–139; abstract Revenir au texte ↑
  13. Passage affiché entier ; lectures boueuse/chaude,non preuve géographique. Al-Tabari, commentary on Quran 18:86; displayed entry Revenir au texte ↑
  14. Explications exégétiques de l’épithète ; rapports non authentifiés indépendamment. Al-Tabari, commentary on Quran 18:83; displayed entry Revenir au texte ↑
  15. Monnaie de Lysimaque figurant Alexandre ; identité et droits vérifiés,non preuve de Dhul Qarnayn. Metropolitan Museum, 05.44.430, Silver tetradrachm of Lysimachos, 297–281 BCE Revenir au texte ↑
  16. Al-Tabari sur al-Kahf 18:96 : notice du verset lue en entier. Elle interprète le qitr comme du cuivre et rapporte un avis parlant de fer fondu ; le commentaire entier n’a pas été lu. Coran 18:96, notice exégétique du verset Revenir au texte ↑

Médias

Comparaison moderne : fer et autre métal communs ; porte à clé distincte d’un ouvrage avec travail local. Sans reconstruction archéologique.

Comparaison moderne : fer et autre métal communs ; porte à clé distincte d’un ouvrage avec travail local. Sans reconstruction archéologique.

CC0 · Schéma original :IL Archive,2026 · Original IL Archive explanatorySVG2026;CC0dedication. Textual/methodcomparison,notancientartifact,actualgatelocationorprovendirectsource. Arabic reference label revised for reliable RTL display; textual source: https://archive.org/details/historyalexande00callgoog

Historique de recherche

Les modifications substantielles sont conservées ici. Les corrections rédactionnelles mineures restent dans le journal interne.

  1. Édition 2 · 14 octobre 2026 · editor

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IL Archive, «Dhul Qarnayn et les traditions d’Alexandre : textes, datation et débats», Édition 2, https://ilarchive.com/fr/studies/dhul-qarnayn-and-alexander-traditions