Une introduction aux archives

Qui est El ?

Un nom qui a traversé les millénaires : un parcours dans les langues, les noms et les textes, des premières attestations sémitiques aux conceptions de Dieu toujours présentes aujourd’hui.

Environ 17 minutes de lecture · Édition 3 · Publié le 9 octobre 2026

Partager l’article
WhatsApp Partager sur X Courriel
Divinité assise d’Ougarit, peut-être El. Bronze et feuilles d’or, vers 1400–1300 avant notre ère ; Musée national de Damas, S 3573 / RS 23.394
Divinité assise d’Ougarit, peut-être El. Bronze et feuilles d’or, vers 1400–1300 avant notre ère ; Musée national de Damas, S 3573 / RS 23.394ywpark2003 — photographie originale, 2008 ; Wikimedia Commons · CC0Référence associée · Licence · Source de l’image

Le nom qui a traversé les millénaires

ElohimElohimMot hébreu de forme plurielle, désignant des « dieux » ou une divinité singulière selon le contexte.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication dans la Bible hébraïqueHébreuLangue sémitique du Nord-Ouest appartenant au groupe cananéen, avec des formes anciennes et modernes.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, AlahaAlahaMot syriaque désignant Dieu ou une divinité, appartenant au vocabulaire divin sémitique apparenté.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication en syriaqueSyriaqueForme littéraire de l’araméen, dotée d’un vaste héritage chrétien et d’attestations anciennes non chrétiennes.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, ilah et Allah en arabe. Parmi ces mots, un élément ancien demeure dans des noms encore familiers : MichelMichel / MīkālNom théophore demandant qui est comme Dieu ; porté par des humains et un être céleste de Daniel. Aucune ancienne divinité cananéenne établie.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, GabrielGabriel / JibrīlNom associant El à l’homme ou à la force ; interprète de Daniel, messager de Luc, Jibrīl nommé dans le Coran.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, RaphaëlRaphaël / RephaëlNom théophore de guérison et El ; Rephaël humain dans Chroniques, Raphaël ange de Tobit. Distinct d’Israfil, dont l’étymologie est une autre question.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, UrielUrielNom associant El à la lumière ou au feu ; humain dans Chroniques, être céleste dans Hénoch. Aucune origine divine ougaritique démontrée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, Daniel, Ismaël et Israël. Ce que nous entendons à la fin de ces noms n’est pas une coïncidence sonore. C’est ElIl sémitiqueAncien mot sémitique désignant une divinité ; son emploi linguistique n’identifie pas à lui seul une figure divine.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication.

Nombre de ces noms formaient de petites phrases religieuses : une question, une prière ou l’expression d’une relation avec une divinité. Michel signifie approximativement « Qui est comme El ? », Raphaël « El a guéri » et Daniel « El est mon juge ». Gabriel associe un élément lié à la force à l’élément divin ; ses explications comprennent « homme de Dieu » et « Dieu est ma force ». Nous reviendrons sur ces noms et leurs sens. [10]

Certains sont restés vivants dans le judaïsme, le christianisme et l’islam, avec des différences entre les personnages et les traditions qui les accueillent. Les textes hébreux emploient El lui-même pour désigner Dieu. L’arabe coranique utilise Allah et ilah, tout en conservant l’élément plus ancien dans Jibril, Mikaʾil et Ismaʿil. Il s’agit d’une parenté linguistiqueParenté linguistiqueRelation fondée sur un héritage linguistique commun, distincte de l’emprunt direct ou de croyances identiques.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication et d’une histoire des noms, non d’une preuve que les conceptions religieuses seraient demeurées identiques. [1]

D’où vient El ? Jusqu’à quelle époque les témoignages permettent-ils de remonter ? Comment distinguer un mot signifiant « dieu » du nom d’un dieu particulier ? Ces questions ouvrent notre parcours.

Avant l’écriture : ce que nous savons et ce que nous ignorons

Nous ignorons comment les hommes de la préhistoire nommaient ce qu’ils tenaient pour sacré. L’archéologie peut découvrir une tombe, un bâtiment comportant une dimension rituelle, une figurineFigurinePetites représentations en volume de personnes, animaux ou autres êtres. Taille et aspect ne suffisent pas à identifier jouet, portrait, objet rituel ou divinité ; fabrication, contexte et usage doivent être étudiés.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication ou un pilier aux traits humains. Elle ne restitue pas les mots prononcés par leurs auteurs sans une écriture qui les conserve. Nous ne pouvons donc attribuer le nom El aux bâtisseurs de Göbekli TepeGöbekli TepeSite néolithique du sud-est de la Turquie, connu pour ses bâtiments collectifs et ses piliers en T ; l’équipe de fouille décrit un établissement à composante rituelle marquée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication ou aux habitants de ÇatalhöyükÇatalhöyükSite néolithique d’Anatolie centrale où les maisons associaient habitat, sépultures, symbolisme et mémoire sociale.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. Identifier une représentation comme divinité ou ancêtre sacré exige déjà des indices contextuels. [15]

La linguistique comparée ouvre une autre fenêtre. Des mots apparentés dans les langues sémitiquesLangues sémitiquesFamille linguistique comprenant notamment l’akkadien, l’ougaritique, l’hébreu, l’araméen et l’arabe.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication peuvent être comparés par leurs sons et leur structure afin de reconstruire une forme commune plus ancienne. Le proto-sémitiqueProto-sémitiqueAncêtre commun des langues sémitiques historiques, reconstruit par les linguistes.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication *ʾil-, associé au sens de « dieu », relève de cette démarche. L’astérisque est essentiel : il marque une reconstruction, non un caractère lu dans une inscription découverte. [4]

Cette origine commune rend probable une histoire orale antérieure aux témoignages écrits conservés. Elle ne date pas la naissance du mot et ne prouve pas qu’une communauté de l’âge de pierre vénérait la figure appelée plus tard El. L’histoire d’un mot, la date d’un témoin et l’histoire d’une croyance sont des questions liées, mais distinctes.

Bâtiment C de Göbekli Tepe, dans le sud-est de la Turquie ; photographie de 2019. Contexte archéologique de la préhistoire, non une attestation du nom El ou d’une divinité précise. Certains piliers ont été restaurés
Bâtiment C de Göbekli Tepe, dans le sud-est de la Turquie ; photographie de 2019. Contexte archéologique de la préhistoire, non une attestation du nom El ou d’une divinité précise. Certains piliers ont été restaurésDosseman (Dick Osseman) · CC BY-SALicence · Source de l’image · Référence associée

Mésopotamie : ilu, il y a plus de quatre mille ans

En MésopotamieMésopotamieRégion historique associée au Tigre et à l’Euphrate, ayant abrité de nombreuses sociétés et civilisations.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, l’akkadienAkkadienLangue sémitique orientale ancienne, écrite en cunéiforme en Mésopotamie.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, l’une des premières langues sémitiques écrites, entre dans la documentation au IIIe millénaire avant notre ère. Nous y rencontrons iluIlu en akkadienMot akkadien signifiant « dieu » ; sa présence n’identifie pas automatiquement la divinité El.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, « dieu », et des formes telles qu’ilum et ilim, selon la flexion et la fonction grammaticale. Les dictionnaires spécialisés documentent leurs sens et leurs attestations sans faire de chaque occurrence le nom d’une même figure divine. [4]

La distinction est fondamentale. Ilu dans un texte akkadien ne signifie pas que nous avons retrouvé l’El ougaritique avec tous ses attributs et ses mythes. Le mot peut fonctionner comme un nom communNom communMot désignant une catégorie, comme « dieu », plutôt qu’un individu déterminé.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, à l’image d’ilah en arabe. El comme nom propreNom propreNom identifiant une personne, un lieu ou une autre entité déterminée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication exige un contexte identifiant son référent. La différence peut être difficile à établir, notamment dans un nom personnel.

Un exemple matériel de l’élément divin dans les noms est le sceau d’Ilum-bani, daté par le Metropolitan Museum d’environ 2028–2004 avant notre ère, sous Ibbi-Sin, dernier roi de la troisième dynastie d’Ur. L’inscription identifie le propriétaire. La scène du sceau ne doit pas être présentée comme un portrait attesté d’El. Le nom constitue un témoignage linguistique ; l’image en constitue un autre, qui demande sa propre interprétation. [3]

Sceau-cylindre et empreinte moderne, ayant appartenu à Ilum-bani, vers 2028–2004 av. J.-C. ; The Met, 1988.380.2. Exemple d’un nom à élément divin, non une représentation attestée d’El
Sceau-cylindre et empreinte moderne, ayant appartenu à Ilum-bani, vers 2028–2004 av. J.-C. ; The Met, 1988.380.2. Exemple d’un nom à élément divin, non une représentation attestée d’ElThe Metropolitan Museum of Art · Gift of Martin and Sarah Cherkasky, 1988 · CC0Licence · Notice de l’objet

Ebla : Syrie du Nord, vers 2400–2300 avant notre ère

À l’ouest, nous atteignons EblaEblaVille ancienne de Tell Mardikh, en Syrie, connue pour ses archives du IIIe millénaire avant notre ère.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, dont les vestiges se trouvent à Tell Mardikh, au sud-ouest d’Alep. Le palais G a conservé d’importantes archives de tablettes cunéiformes, dont une part notable date des XXIVe et XXIIIe siècles avant notre ère. Nous rencontrons ainsi des personnes et des noms conservés dans les documents d’une cité syrienne du IIIe millénaire. [5]

L’élément Il apparaît dans les noms personnels éblaïtes. Alfonso Archi lui a consacré un chapitre intitulé « Il in the Personal Names ». Cette référence situe la discussion spécialisée ; vérifier le titre et les données bibliographiques du chapitre ne suffit pas à lui attribuer une conclusion détaillée. [6]

La question demeure : dans un nom donné, l’élément signifie-t-il « dieu » en général ou une divinité précise appelée El ? Tous les noms ne permettent pas une réponse unique. Nous ne considérons donc pas chaque occurrence éblaïte comme une attestation automatique du dieu ougaritique. La valeur d’Ebla tient à l’ancienneté de ses documents et à la possibilité d’examiner chaque nom dans sa langue et son contexte.

Vestiges du palais G à Ebla, Tell Mardikh : photographie du site archéologique. Elle situe les archives sans dater à elle seule toutes les phases de construction visibles
Vestiges du palais G à Ebla, Tell Mardikh : photographie du site archéologique. Elle situe les archives sans dater à elle seule toutes les phases de construction visiblesGianfranco Gazzetti / GAR · CC BY-SALicence · Source de l’image

Amorrites et Mari : le nom dans la vie des hommes

De la fin du IIIe au début du IIe millénaire avant notre ère, notre connaissance des AmorritesAmorritesGroupes associés aux langues sémitiques occidentales au Levant et en Mésopotamie, dont les dynasties furent particulièrement importantes aux XIXe et XVIIIe siècles av. n. è. (vers 1900–1700).Glossaire · Cliquez pour lire l’explication s’élargit. Ces groupes sémitiques occidentaux étaient présents en Syrie, dans la région de l’Euphrate et en Mésopotamie. Nous ne possédons pas un vaste corpus littéraire dans leur langue expliquant leurs croyances ; les noms personnels sont donc une source majeure pour étudier l’amorrite. La publication d’Ignace GelbIgnace J. GelbAssyriologue de l’Université de Chicago (1907–1985), étudiant langues, écriture et noms anciens, notamment amorrites.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication à l’Université de Chicago rassemble 6 662 entrées de noms, surtout paléo-babyloniens, avec des attestations plus anciennes de l’époque d’Ur III. Cette collection n’inclut pas les matériaux d’Ebla. [2]

Un exemple remarquable est le nom écrit A-bu-um-DINGIR. Giorgio Buccellati propose deux lectures : l’akkadien Abum-ilum, « le dieu est père », et l’amorrite Abum-El, « El est père ». Ce nom exprime une relation de paternité tout en montrant que l’identification de la langue et du référent divin fait partie de l’enquête, au lieu d’être acquise d’avance. [13]

À MariMariVille et royaume anciens de l’Euphrate, à Tell Hariri dans l’est de la Syrie.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, dont les ruines se trouvent à Tell Hariri dans l’est de la Syrie, les tablettes du palais royal conservent une riche documentation du XVIIIe siècle avant notre ère. L’étude d’Ichiro Nakata compare une liste de divinités officielles aux dieux présents dans les noms personnels. Il classe Addu, DaganDaganDieu connu en Syrie et Mésopotamie, attesté dans les listes, offrandes et noms ougaritiques ; Baal est dit son fils. Attribution du temple discutée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, ShamashShamashDieu mésopotamien du soleil et de la justice, représenté devant Hammurabi sur une stèle du XVIIIe siècle av. n. è. conservée au Louvre.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication et EaEnkiDivinité mésopotamienne liée aux eaux douces profondes, à la sagesse et à Eridu, appelée Ea dans la tradition akkadienne. La première mention écrite conservée ne date pas l’origine du culte et n’identifie pas le dieu de l’Eridu obéidienne.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication parmi ceux qui sont importants dans les deux ensembles ; El/Il appartient à un groupe fréquent dans les noms, mais peu représenté dans la liste officielle. Il relie cette différence à la composition de la population de la ville et à sa composante amorrite. [7]

Ruines du palais associé à Zimri-Lim à Mari, Tell Hariri. Photographie du lieu des archives royales, non une reconstitution de son apparence antique
Ruines du palais associé à Zimri-Lim à Mari, Tell Hariri. Photographie du lieu des archives royales, non une reconstitution de son apparence antiqueHerbert Frank from Wien (Vienna), AT · CC BYLicence · Source de l’image · Référence associée

Ougarit : El dans la famille divine

À OugaritOugaritVille et royaume anciens de Ras Shamra, sur la côte syrienne, florissants entre le XIVe et le début du XIIe siècle avant notre ère, avec des archives multilingues.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, à Ras Shamra sur la côte syrienne au nord de LattaquiéLattaquiéVille côtière de Syrie, au sud de l’ancienne Ougarit, à Ras Shamra.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, la nature des témoignages change. Les textes religieux et mythologiques du Bronze récentBronze récentPériode archéologique située généralement vers 1600–1200 avant notre ère au Proche-Orient, selon les régions.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, notamment des XIVe et XIIIe siècles avant notre ère, permettent d’étudier ElEl à OugaritDivinité des traditions sémitiques occidentales, notamment à la tête de la famille divine dans les textes d’Ougarit.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication comme une figure divine précise, au-delà d’un élément extrait des noms personnels. Il apparaît comme père des dieux, doté d’un rang élevé et d’une autorité dans leur conseil, dans un monde comprenant BaalBaalDieu de l’orage et protagoniste du Cycle de Baal à Ougarit ; royauté active tandis qu’El garde son importance et autorise le palais.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, Athirat et d’autres divinités. [8]

C’est un changement dans la clarté et la nature du témoignage. Il ne prouve pas qu’un nom commun soit devenu le nom d’un dieu à cette date précise. L’usage général et l’usage comme nom divin peuvent coexister ; les documents n’ordonnent pas pour nous toutes les étapes de leur apparition.

Baal peut être le personnage le plus actif et le plus combatif dans les mythes, tandis qu’El conserve le rang de père et de roi au sein de la famille divine. Nous comprenons cette image par les textes et les relations entre leurs personnages, non par la seule couronne d’une figurine ou l’apparence d’un animal. Le rang élevé d’El ne signifie pas non plus que la religion d’Ougarit était monothéiste.

Tablette ougaritique du cycle de Baal, vers 1400–1200 av. J.-C. ; Louvre, AO 16640. Elle situe le contexte textuel mythologique dans lequel El est étudié, sans le représenter ni attester ici son nom sur cette face
Tablette ougaritique du cycle de Baal, vers 1400–1200 av. J.-C. ; Louvre, AO 16640. Elle situe le contexte textuel mythologique dans lequel El est étudié, sans le représenter ni attester ici son nom sur cette faceRama · CC BY-SALicence · Source de l’image · Notice de l’objet

Israël : un nom ancien qui conserve El

Vers la fin du XIIIe siècle avant notre ère, le nom Israël apparaît dans l’inscription de Mérenptah, vers 1208 selon une chronologie courante. Il s’agit de sa plus ancienne attestation extérieure connue. La date de l’inscription situe ce témoin, non la naissance du nom ou de la communauté. [9]

Le nom contient l’élément divin El. Son premier élément et son sens complet restent discutés ; nous évitons donc une traduction définitive unique. Les chercheurs l’ont pris en compte pour étudier la relation ancienne d’Israël avec El et l’histoire ultérieure de YahwehYahwehNom propre divin écrit YHWH dans la Bible hébraïque.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. Mais le nom seul n’identifie ni la divinité de la communauté ni sa forme de culte à l’époque de l’inscription de Mérenptah. [8] [10]

La question historique naît du fait qu’une communauté associée plus tard à Yahweh porte un nom conservant El. Le mot demeure aussi dans les textes hébreux aux côtés du nom central de Yahweh. Cet indice mérite une enquête avec d’autres textes et objets ; il ne résout pas toute l’histoire de la religion israélite.

Stèle de Mérenptah, JE 31408 ; photographiée au Musée égyptien du Caire en 2003. Version de Wikimedia Commons avec correction de perspective, réutilisée sans modification
Stèle de Mérenptah, JE 31408 ; photographiée au Musée égyptien du Caire en 2003. Version de Wikimedia Commons avec correction de perspective, réutilisée sans modificationWebscribe; Dontworry — Wikimedia Commons · CC BY-SALicence · Source de l’image

El, Eloah et Elohim : l’hébreu au Ier millénaire avant notre ère

L’hébreu conserve El, EloahEloahMot hébreu désignant une divinité, apparenté à El et à Elohim.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication et Elohim, aux côtés du nom propre Yahweh. Le contexte détermine si le mot fonctionne comme nom commun, désignation ou titre divin. Elohim est morphologiquement pluriel et peut signifier « dieux ». Lorsqu’il désigne le Dieu d’Israël, il accompagne toutefois souvent un verbe au singulier. En Genèse 1:1, il est associé au verbe singulier « créa ». La forme du mot ne détermine pas, à elle seule, son sens. [16]

Yahweh n’est pas une transformation phonétique d’El : les deux noms sont distincts linguistiquement. Les textes hébreux désignent aussi le dieu nommé Yahweh par El, Elohim et des titres tels qu’El ElyonEl ElyônNom ou titre signifiant « Dieu Très-Haut », associé à Yahvé dans Genèse 14 en hébreu. Elyôn ne désigne pas toujours un dieu indépendant.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication et El ShaddaiEl ShaddaïNom ou titre composé avec El, lié aux récits ancestraux et identifié à Yahvé en Exode 6 ; sens et étymologie de Shaddaï incertains.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. Comment cette associationShirk / associationAssociation d’autres à Dieu dans le discours coranique ; distincte de la négation de Dieu.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication s’est formée, et quand des titres ont été transférés ou des traditions ont convergé, sont des questions étudiées dans l’histoire de la religion israélite et de la formation du monothéismeMonothéismeCroyance en un Dieu unique, seul être divin, plutôt qu’en un dieu supérieur parmi plusieurs.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. L’étymologie seule n’y répond pas. [8]

Le nom dans les noms des hommes et des anges

Les noms conservent des mots qui peuvent disparaître du langage quotidien. Ceux qui incorporent un nom ou un élément divin sont appelés noms théophoresNom théophoreNom personnel contenant le nom d’une divinité ou un élément divin.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. Les explications suivantes sont approximatives, plutôt que des divisions littérales des graphies modernes : [10]

  • Michel : « Qui est comme El ? »
  • Gabriel : associe la force à l’élément divin ; on l’explique notamment par « homme de Dieu » ou « Dieu est ma force ».
  • Raphaël : « El a guéri ».
  • Uriel : « El est ma lumière » ou « lumière d’El ».
  • Daniel : « El est mon juge ».
  • Ismaël : « El entend » ou « El a entendu ».
  • Israël : conserve l’élément El ; interpréter le nom complet est une question plus large.

Genèse 16:11 offre un exemple textuel clair : la nomination d’Ismaël est liée à Yahweh qui entend l’affliction d’Agar. Cette association figure dans le récit lui-même. Elle montre comment le texte comprend un nom contenant El dans un contexte parlant de Yahweh. Elle ne date pas, à elle seule, l’origine du nom ou la réunion de traditions divines antérieures. [14]

Les traditions juives et chrétiennes conservent d’autres noms angéliques comprenant cet élément, notamment Raguel et Remiel dans 1 Hénoch1 HénochEnsemble stratifié d’écrits juifs sur le ciel, le mal et le jugement.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication 20. Les listes d’anges et le statut des personnages diffèrent selon les textes ; ces noms ne sont pas tous reconnus également dans les trois religions. [21] Le CoranCoranTexte central de l’islam, employé ici comme témoin de son discours religieux.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication nomme Jibril et Mikal et conserve également Ismaʿil. [18]

El dans le nom d’un ange ne prouve pas que cet ange fut autrefois un dieu. Le nom conserve d’abord une construction linguistique et une relation avec une divinité. L’histoire et la fonction du personnage demandent leurs propres sources.

Araméen et syriaque : elah et Alaha

L’araméenAraméenEnsemble de variétés linguistiques sémitiques du Nord-Ouest, présentes depuis longtemps au Proche-Orient.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication ouvre une autre branche de la famille sémitique, avec des mots de la famille d’elah et, en syriaque, Alaha. Le syriaque est une langue littéraire araméenne associée à Édesse, l’actuelle Urfa, devenue une langue importante du christianisme oriental. La tradition chrétienne syriaque emploie Alaha pour Dieu. [11] [19]

Cette parenté ne fait pas du syriaque une étape en laquelle l’hébreu se serait transformé avant de devenir l’arabe. Chaque langue possède son histoire, et les formes apparentées leurs évolutions phonologiques et morphologiques. Un manuscrit syriaque témoigne de sa langue et de sa tradition textuelle à l’époque de sa copie ; il ne date pas la première apparition du mot.

Feuillets 9v et 10r des Évangiles de Rabbula, manuscrit syriaque du VIe siècle : tables de concordance et portraits des évangélistes. Exemple de culture livresque chrétienne syriaque, non de toute l’histoire de la langue
Feuillets 9v et 10r des Évangiles de Rabbula, manuscrit syriaque du VIe siècle : tables de concordance et portraits des évangélistes. Exemple de culture livresque chrétienne syriaque, non de toute l’histoire de la langueArtistes du manuscrit non identifiés · Wikimedia Commons · Domaine publicLicence · Source de l’image · Référence associée

Arabe : ilah et Allah

L’arabe possède ilah, au pluriel aliha. Le mot appartient au domaine linguistique sémitique comparé avec les formes akkadiennes, hébraïques et araméennes. L’analyse linguistique courante relie Allah à al-ilah, après contraction de l’article défini et du nom. La tradition savante arabe a aussi discuté la dérivation et la possibilité d’un nom propre non dérivé. [1] [17]

La parenté entre ces mots n’est pas une simple chaîne d’emprunts commençant avec l’El ougaritique et aboutissant à l’arabe. La comparaison doit tenir compte des différences de formation : toutes les formes ne sont pas une version phonétique directe d’une autre, même au sein d’une famille linguistique commune.

Allah : le nom arabe antérieur à l’islam

L’emploi du nom Allah n’a pas commencé avec l’islam. L’étude d’Ahmad Al-Jallad, « Ancient Allah », examine des témoignages épigraphiques préislamiques. La base OCIANABase OCIANACorpus numérique d’inscriptions nord-arabiques anciennes, textes, images et commentaires.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication donne accès aux inscriptions, à leurs lectures et à leur documentation, dont BES15 875 : son éditeur y interprète l’élément lh comme le nom Allah. Il s’agit d’une attestation du nom dans son contexte, non d’une identité entre les croyances de ses utilisateurs et la doctrine islamique ultérieure. [12] [20]

L’étude publiée en 2026 par Al-Jallad et Hythem Sidky traite d’inscriptions arabes de l’Antiquité tardiveAntiquité tardiveCadre des transformations de la fin du monde antique, aux limites variables.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication et d’invocations préislamiques. Elle associe aussi l’inscription BES24 1.1 aux attributs de création et de lumière. C’est une interprétation savante précise de témoignages, non une description uniforme de tous les Arabes préislamiques. Une datation approximative ou l’absence d’un nom dans un ensemble d’inscriptions ne doit pas devenir une certitude dépassant les données. [17]

L’islam est apparu dans un monde connaissant ce nom et l’a placé au cœur d’une doctrine d’un Dieu unique, sans associés. L’histoire du nom et celle de la doctrine diffèrent donc : l’ancienneté d’un mot n’implique pas la permanence de tous ses sens religieux. [1]

El est-il Allah ?

La question directe en contient deux. Sur le plan linguistique, El, Eloah, Elohim, Alaha, ilah et Allah appartiennent à une histoire sémitique apparentée, avec des différences de forme et de formation. Sur le plan théologique, cette parenté ne prouve pas l’identité des divinités, de leurs attributs ou de leurs récits dans toutes les traditions.

L’El ougaritique appartient à un monde polythéiste. Elohim en hébreu se lit selon son contexte et l’histoire du texte. Dans le christianisme syriaque, Alaha désigne Dieu dans le cadre de la théologie chrétienne. Dans l’islam, Allah est le Dieu unique auquel le Coran refuse tout associé.

Les mots sont apparentés ; les conceptions religieuses exigent une comparaison indépendante. IL Archive cherche à suivre ensemble les continuités et les transformations, sans imposer aux témoignages une conclusion religieuse ou philosophique préalable.

La parenté linguistique : une famille qui se ramifie

Il est tentant de dessiner une courte chaîne : « El, puis Elohim, puis Allah ». Elle comprime pourtant l’histoire et laisse entendre qu’une langue serait devenue une autre, ou que chaque peuple aurait reçu le nom du précédent. Une image plus juste est celle d’une famille ramifiée, comprenant des mots courts, des formes élargies et des développements différents selon les langues.

  • Akkadien : ilu et ses formes grammaticales.
  • Ougaritique et autres langues sémitiques occidentales : l’élément ʾil, dans son usage général ou comme nom de la divinité.
  • Hébreu : El, Eloah, Elohim.
  • Araméen et syriaque : elah, Alaha.
  • Arabe : ilah, Allah.

Il s’agit d’une comparaison introductive d’une famille de mots, non d’une généalogie précise de chaque forme ou d’un schéma prouvant le passage d’une seule figure divine entre peuples. Dans les noms personnels, El s’est conservé au fil de leur circulation et de l’adaptation de leur prononciation à différentes langues.

Le plus ancien témoin n’est pas le début de l’histoire

Nous pouvons parfois établir la date d’une tablette, son lieu de découverte et sa langue. Nous ne pouvons déterminer le jour où le mot El est né. Quand la documentation écrite s’ouvre, sa famille lexicale existe déjà dans des langues et des noms anciens. La comparaison linguistique rend probable une origine plus ancienne, dont le début précis reste au-delà des textes conservés.

En Mésopotamie, nous lisons ilu ; à Ebla et dans les noms amorrites, nous rencontrons l’élément divin dans les noms personnels ; à Ougarit, nous rencontrons El comme personnage des textes. Israël conserve le même élément et les mots apparentés continuent en hébreu, en araméen, en syriaque et en arabe. Ce sont des étapes de la documentation conservée, non la preuve d’un itinéraire historique unique et continu les reliant.

Les États, les livres et les langues changent, tandis que Michel, Gabriel et Ismaël restent en usage. La plus ancienne attestation conservée n’est pas l’acte de naissance d’un mot. C’est un point de départ pour une enquête plus vaste.

Pourquoi « IL Archive » ?

Le projet porte le nom d’El parce qu’il représente l’un des plus anciens seuils linguistiques que la recherche peut suivre dans la désignation des dieux chez les peuples sémitiques. Il ne suppose pas que tous les dieux seraient issus d’El, ni que toutes les religions auraient commencé avec un personnage portant ce nom.

Au-delà des témoignages écrits s’étendent les mondes préhistoriques : communautés natoufiennes, Göbekli Tepe, Çatalhöyük, sépultures, ritesRitePratique organisée ou distinguée, porteuse de sens pour une communauté ; ses traces ne révèlent pas à elles seules une doctrine associée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, symboles et ancêtres. Devant eux s’ouvrent les civilisations de Mésopotamie, du LevantLe LevantLe Levant désigne régionalement les terres de la Méditerranée orientaleGlossaire · Cliquez pour lire l’explication et du monde ancien, les noms et les conseils divinsConseil divinReprésentation d’êtres divins formant une assemblée dotée d’une autorité et de rôles distincts.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, les textes et les langues, puis les parcours du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

IL Archive concerne donc davantage qu’un seul nom ou une divinité. Il rassemble les témoignages et les relie dans le temps, les langues et les cultures, en distinguant les propos des sources anciennes, les interprétations modernes et les propositions de l’archive. Remonter aussi loin que les données le permettent dans l’histoire des croyances reste une enquête ouverte, conduite pas à pas.

Références et notes

  1. Celene Ibrahim, Islam and Monotheism, Cambridge University Press, 2022. Extrait de l’éditeur, section « God in Islamic Theology » : parenté des mots et analyse du nom Allah. Consultation de l’extrait, non du livre intégral. Le lien mène à la page du livre chez l’éditeur, le fichier de l’extrait étant inaccessible lors de la vérification. Revenir au texte ↑
  2. Ignace J. Gelb, Computer-Aided Analysis of Amorite, Assyriological Studies 21, 1980. Description de l’édition à l’université de Chicago : 6 662 entrées de noms et de variantes, principalement de la période paléo-babylonienne. Les noms d’Ebla ne sont pas inclus. Revenir au texte ↑
  3. The Metropolitan Museum of Art, Cylinder seal: seated figure approached by a goddess leading a worshiper. Notice muséale et inscription du propriétaire Ilum-bani sous Ibbi-Sin. Le sceau atteste le nom de son propriétaire ; il ne constitue pas une représentation identifiée avec certitude d’El. Revenir au texte ↑
  4. The Assyrian Dictionary of the Oriental Institute of the University of Chicago, volume 7 : I/J, 1960. Entrée ilu, à partir de la p. 91 : significations et attestations akkadiennes. Revenir au texte ↑
  5. Tate Sewell Paulette, Grain Storage and the Moral Economy in Mesopotamia (3000–2000 BC), thèse de doctorat, Université de Chicago, 2015. Copie déposée par l’auteur sur Academia.edu. P. 83, paragraphe sur Ebla : Tell Mardikh et datation des archives du palais vers 2400–2300 avant notre ère. Revenir au texte ↑
  6. Alfonso Archi, « Il in the Personal Names », dans Ebla and Its Archives: Texts, History, and Society, 2015, p. 638–655. Référence à l’étude spécialisée. Les données du chapitre ont été vérifiées ; aucune conclusion détaillée ne lui est attribuée à partir des seules informations de l’éditeur. Revenir au texte ↑
  7. Ichiro Nakata, Official Pantheon and Popular Pantheon of Mari, 1976. Volume 19, numéro 1, p. 1–15, 103. Le résumé de l’auteur traite des différences de présence d’Il/El entre les listes officielles et les noms personnels. Revenir au texte ↑
  8. Mark S. Smith, The Origins of Biblical Monotheism: Israel’s Polytheistic Background and the Ugaritic Texts, Oxford University Press, 2001. Interprétation moderne de l’histoire religieuse : résumé de l’éditeur et sommaire, notamment sur les structures divines d’Ougarit et leur rapport à la formation du monothéisme israélite. Revenir au texte ↑
  9. Richard C. Steiner, Merenptah’s Israel, His Shasu Militiamen, His Copper Caravan Route…: Part One, dans Studies in Ancient Cultures 3, 2024. Inscription de Mérenptah et datation de sa cinquième année, vers 1208 avant notre ère, avec de légères différences selon les chronologies. Cela ne tranche pas l’interprétation religieuse du nom Israël. Revenir au texte ↑
  10. STEPBible, Tyndale House, lexique hébreu des noms personnels. Entrées : Michel H4317, Gabriel H1403, Raphaël H7501, Uriel H222, Daniel H1840, Ismaël H3458, Israël H3478. Les explications de l’article sont approximatives. Revenir au texte ↑
  11. Comprehensive Aramaic Lexicon, Hebrew Union College, entrée ʾlh / ʾlhʾ. Entrée lexicale et attestations araméennes et syriaques concernant le sens de « dieu » et l’emploi des mots. Revenir au texte ↑
  12. Ahmad Al-Jallad, Ancient Allah: An Epigraphic Reconstruction, Journal of Semitic Studies, 2025. Volume 70, numéro 2, p. 693–748, DOI 10.1093/jss/fgaf012. Le résumé de l’auteur confirme les attestations préislamiques. Aucune inscription n’est traduite ici sur la seule base du résumé. Revenir au texte ↑
  13. Giorgio Buccellati, The Amorites of the Ur III Period, 1966, première partie ; exemplaire publié par le projet Urkesh. Entrée A-BU-UM-DINGIR, page 127 du PDF. Deux lectures sont proposées : akkadienne Abum-ilum et amorrite Abum-El, autour de la paternité ; identifier la langue fait partie de l’interprétation. Revenir au texte ↑
  14. Genèse 16 ; texte hébreu sur Mechon Mamre, accompagné de la traduction JPS de 1917. Genèse 16:11 relie le nom d’Ismaël au fait que YHWH a entendu l’affliction d’Agar. Il s’agit de l’explication donnée par le récit, non d’une preuve de la date d’apparition du nom. Revenir au texte ↑
  15. Institut archéologique allemand, projet Göbekli Tepe, The Tepe Telegrams: Frequently Asked Questions. Documentation d’un site néolithique comprenant des contextes résidentiels et rituels. Les vestiges antérieurs à l’écriture ne livrent ni le nom El ni une identification certaine de chaque image sacrée. Revenir au texte ↑
  16. Genèse 1 ; texte hébreu sur Mechon Mamre. Genèse 1:1 : Elohim avec le verbe au singulier bara, « créa » ; exemple de l’importance du contexte grammatical. Revenir au texte ↑
  17. Ahmad Al-Jallad et Hythem Sidky, Late Antique Allāh: Ancestral Arabian Religion and the Monotheistic Zeitgeist, Arabian Archaeology and Epigraphy, première publication le 15 février 2026. DOI 10.1111/aae.70019 ; article et notes 41 et 44 : analyse linguistique d’Allāh, création et lumière dans BES24 1.1. Consultation du texte accessible chez l’éditeur ; les interprétations sont attribuées aux auteurs. Revenir au texte ↑
  18. Coran, sourate al-Baqara ; texte sur Quran.com. Al-Baqara 2:97–98 pour Gabriel et Mīkāl, et 2:136 pour Ismaël. Ces noms figurent dans le texte ; cela n’implique pas des listes d’anges identiques dans toutes les religions. Revenir au texte ↑
  19. Syriaca.org, About Syriac: Language, Literature, and Culture. Présentation du syriaque comme langue littéraire araméenne associée à Édesse et de son héritage chrétien oriental. Revenir au texte ↑
  20. OCIANA, inscription BES15 875, notice 42049 ; lecture et commentaire édités par Ahmad Al-Jallad. Texte, translittération, traduction et commentaire de l’éditeur identifiant lh à Allāh. L’inscription relève de son contexte propre et ne prouve pas à elle seule une identité doctrinale avec l’islam. Revenir au texte ↑
  21. 1 Hénoch, chapitre 20 ; traduction de R. H. Charles disponible sur Sacred Texts. 1 Hénoch 20:4 et 20:8 pour Raguel et Remiel. Il s’agit d’une liste dans ce texte ; noms, formes et statut des personnages varient entre traditions et témoins textuels. Revenir au texte ↑
Historique de la page · 3 révision
  1. Édition 3 · 10 octobre 2026

    Lire cette révision dans sa langue originale (arabe)

  2. Édition 2 · 10 octobre 2026

    Lire cette révision dans sa langue originale (arabe)

  3. Édition 1 · 9 octobre 2026

    Lire cette révision dans sa langue originale (arabe)

Citer cette page

IL Archive, «Qui est El ?», Édition 3, https://ilarchive.com/fr/who-is-el

Cette page d’introduction peut être révisée lorsque de meilleures preuves ou sources deviennent disponibles. Proposer une correction

Comment lire les preuves ? →À propos →Explorer les archives →