Étude

Doumouzi et Adonis : mort, retour et limites du modèle de résurrection

Une étude approfondie d’un sujet, accompagnée de preuves et de références.

Du rêve de Doumouzi et des demi-années aux Adonies d’Athènes, Alexandrie et Byblos : distinguer deuil, alternance et retour, avec comparaison des résurrections et continuité à l’époque islamique.

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Flacon à huile attique à figures rouges, milieu du IVe siècle av. n. è. ; une femme reçoit d’Éros un récipient de plantation, scène associée aux Adonies. Metropolitan Museum, 22.139.26 ; domaine public
Flacon à huile attique à figures rouges, milieu du IVe siècle av. n. è. ; une femme reçoit d’Éros un récipient de plantation, scène associée aux Adonies. Metropolitan Museum, 22.139.26 ; domaine publicThe Metropolitan Museum of Art, 22.139.26 ; domaine public · Domaine publicNotice de l’objet

Texte

Pourquoi examiner le « dieu mourant et ressuscitant » ?

Un jeune dieu meurt, des femmes le pleurent, des plantes se fanent et une date revient chaque année. Ces éléments semblent former un récit passé de Sumer au LevantLe LevantLe Levant désigne régionalement les terres de la Méditerranée orientaleGlossaire · Cliquez pour lire l’explication, puis aux religions ultérieures. Les réunir dans une phrase moderne ne prouve pas que chaque source ancienne les associait dans cet ordre.

James Frazer proposait un vaste modèle rassemblant différents dieux dans la mort et le renouvellement de la végétation. C’était une construction comparative savante, non une doctrine conservée dans un texte commun à tous les peuples comparés. L’extrait historique permet de voir ce modèle, sans transformer chacun de ses détails en résultat de la recherche actuelle. [4]

Jonathan Z. Smith contestait le regroupement de la mort, de la disparition et de l’alternance dans une catégorie unique. Tryggve Mettinger défendait au contraire cette catégorie dans certains cas et jugeait probable le retour d’AdonisAdonis : mort et retour dans des récits différentsPersonnage lié à Aphrodite, au deuil et à la fête ; séjour partagé, mort et retour diffèrent selon les sources.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. [5][6]

On ne tranche pas ce débat en définissant tout retour comme résurrectionRésurrection des mortsRetour des morts à la vie, distinct de l’immortalité de l’âme, aux portées et formes variables.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, ni en l’excluant d’avance. Les questions pratiques sont : qui est mort, qu’est-ce qui revient, quel texte le dit, quand et où ?

Doumouzi : un rêve qui se termine par la perte

Dans Le Rêve de Doumouzi, le rêve précède la poursuite. Sa sœur l’avertit et tente de le protéger ; la révélation de sa cachette conduit à sa capture. Utu permet des évasions temporaires, mais la fin décrit sa mort et la destruction de la bergerie, sans raconter ensuite sa résurrection. [1]

Ces détails lient Doumouzi au monde pastoral, à la parenté et à la peur de perdre. Le présenter comme un dieu végétal mourant chaque hiver et ressuscitant chaque printemps ajoute un calendrier et une interprétation que ce récit seul ne fournit pas.

Il faut aussi distinguer l’évasion devant des poursuivants du retour après la mort. Échapper à un adversaire avant d’être tué ne constitue pas une résurrection. Réunir la fin de ce texte et celle d’une autre composition doit être annoncé comme travail comparatif, non comme conclusion d’un manuscrit unique.

La traduction utilisée est composite, avec lacunes et lectures alternatives. Elle ne constitue pas un relevé continu de tout ce qui fut dit de Doumouzi à toutes les époques.

Une demi-année : un retour exigeant un remplaçant

La fin de La Descente d’InannaInanna / IshtarDéesse mésopotamienne majeure ayant un centre important à Uruk, de filiations et traditions cultuelles variées plutôt qu’une généalogie unique.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication aux Enfers partage le séjour entre Doumouzi et sa sœur : une demi-année pour chacun. L’accord appartient à un monde qui ne permet pas de retour sans substitut. [2]

Ce retour est significatif et ne doit pas être dissimulé parce qu’il dérange une interprétation. Sa structure repose toutefois sur l’alternance et le remplacement, plutôt que sur l’abolition du pouvoir de la mort pour tous.

On peut demander si cet accord concerne le renouvellement de la vie, le temps rituel ou l’équilibre entre personnages des Enfers. En faire à lui seul la preuve d’une doctrine de résurrection humaine générale exige d’autres témoignages.

L’alternance des demi-années ne concerne pas Inanna elle-même. Le passage ne dit pas non plus qu’elle descendit initialement pour sauver un amant mort avant elle. Inverser la séquence transforme une histoire de substitution en un autre récit de sauvetage.

Tammouz chez Ézéchiel et dans l’interprétation du rituel assyrien

Ézéchiel voit des femmes pleurer Tammouz à l’entrée septentrionale de la maison de YHWHYahwehNom propre divin écrit YHWH dans la Bible hébraïque.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, dans une vision critique des cultes qu’il rejette. Les versets 8:14–15 ne décrivent pas une fête de résurrection, ne prescrivent pas quarante jours de jeûne et ne recensent pas les croyances de tous les Israélites. [3]

Satoko Ehara reproduit l’ascension de Tammouz dans SAA 3, no 38, parmi des lignes lacunaires et la représentation rituelle de son corps. Nous n’avons pas examiné la tablette indépendamment. [11]

Il faut donc distinguer la lamentation explicitement mentionnée, l’interprétation rituelle d’une ascension et la reconstruction historique qui les relie. Toute lamentation ne prouve pas une résurrection ; une lecture discutée ne justifie pas son omission.

Chaque occurrence de « Tammouz » ne doit pas non plus devenir automatiquement une personne divine. Le nom du mois et le contexte calendaire demandent également attention.

Adonis : le partage du séjour n’est pas toujours la fin du récit de mort

La Bibliothèque attribuée à Apollodore donne plusieurs généalogies d’Adonis. Dans un récit, AphroditeAphroditeDéesse grecque dont Hésiode relie l’origine à l’écume après l’agression d’Ouranos.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication et Perséphone se disputent l’enfant. ZeusZeusZeus est le dieu du ciel et la principale divinité de nombreuses traditions grecques. Dans l’Iliade, il préside aux assemblées divines où les autres peuvent encore parler et s’opposer.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication divise l’année en trois parts ; Adonis accorde sa propre part à Aphrodite, puis un sanglier le tue à la chasse. [7]

L’ordre compte : le partage du séjour précède le récit de sa mort, plutôt que de résoudre explicitement celle-ci à la fin du passage. Raconter « il mourut, les déesses se le partagèrent, et il ressuscita donc chaque année » réorganise la source.

Trois parts ne correspondent pas aux deux moitiés de l’accord de Doumouzi. On peut comparer le séjour dans deux mondes, sans rendre identiques le calcul, les personnages et la cause par la seule présence d’une déesse des Enfers.

De même, un jeune amant et une déesse puissante ne prouvent pas qu’Adonis était Doumouzi dans chaque contexte. Des relations historiques et des identifications ultérieures peuvent exister ; en établir les voies exige plus qu’une ressemblance de fonctions.

Ovide : la fleur conserve le souvenir

À la fin du récit d’Adonis dans les Métamorphoses 10, le sanglier tue le jeune homme. Vénus promet la commémoration annuelle de sa douleur, puis une anémone naît de son sang. Cette conclusion ne raconte pas qu’Adonis retrouve une vie humaine après sa mort. [8]

Il faut distinguer la survie du souvenir, la transformation de la matière et le retour de la personne. Une fleur peut marquer la perte sans constituer un corps rendu à sa vie antérieure.

Cela ne prouve pas que chaque forme du culte d’Adonis ignorait le retour. Cela précise ce que raconte cette conclusion. D’autres sources emploient un langage différent ; il ne faut ni les remplacer par Ovide ni les importer dans son texte sans explication.

La pluralité des récits fait elle-même partie des données. Un personnage peut être compris différemment dans la littérature, la pratique rituelle et le discours d’un auteur qui les décrit.

Les jardins d’Adonis : une croissance rapide à contextualiser

Dans le Phèdre, PlatonPlatonPhilosophe grec ; l’artisan du Timée diffère des conceptions religieuses ultérieures.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication compare la croissance rapide des jardins d’Adonis en huit jours, pour l’amusement, aux huit mois d’une culture sérieuse. C’est une analogie dans une discussion sur l’enseignement et l’écriture, non un manuel rituel complet. [13]

La couverture montre un vase attique du milieu du IVe siècle av. n. è., associé par le catalogue du Metropolitan Museum aux AdoniesAdonies : la fête d’AdonisFête liée à Adonis ; textes et images attestent des pratiques variables selon le lieu et l’époque : plantations, deuil et adieu.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication : une femme sur une échelle reçoit un récipient de plantation d’Éros. L’identification de deux autres personnages comme Adonis et Aphrodite reste hypothétique dans la notice. [12]

Les récipients et l’échelle offrent une pratique et une image à étudier, sans montrer un corps quittant une tombe. La scène est athénienne : elle ne représente directement ni Doumouzi sumérien ni les détails du rituel de Byblos plusieurs siècles après.

Vie brève, fragilité ou beauté perdue sont des interprétations possibles, à éprouver dans leur contexte. La présence de plantes ne détermine pas seule le sens de chaque riteRitePratique organisée ou distinguée, porteuse de sens pour une communauté ; ses traces ne révèlent pas à elles seules une doctrine associée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication ni la doctrine de chaque participante.

Alexandrie : un retour annuel avant le christianisme

Dans la quinzième idylle de Théocrite, du IIIe siècle av. n. è., deux femmes entrent dans une fête d’Adonis à Alexandrie. La chanteuse accueille son retour de l’Achéron au douzième mois, évoque son transport à la mer le matin et souhaite sa venue l’année suivante. [9]

C’est un témoin ancien important. On ne peut rejeter tout langage du retour d’Adonis comme invention postérieure au christianisme. Mais la scène est un poème représentant une fête ; elle n’explique pas seule l’articulation de tous les récits de mort et de retour.

Le texte présente un retour récurrent et une présence accueillie puis congédiée. Cette structure se compare aux saisons rituelles. Le rapport entre présence représentée et vie divine dans la compréhension des participantes exige de confronter textes et données matérielles, plutôt que d’extraire une doctrine entière d’un seul mot.

Le contexte alexandrin est particulier. Sa séquence ne fournit pas automatiquement un calendrier uniforme pour Athènes, Byblos et la MésopotamieMésopotamieRégion historique associée au Tigre et à l’Euphrate, ayant abrité de nombreuses sociétés et civilisations.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication.

Byblos : que dit le récit du lendemain ?

La Déesse syrienne, attribuée à Lucien au IIe siècle de notre ère, décrit un deuil annuel d’Adonis à Byblos, des offrandes au dieu comme mort, puis l’affirmation de sa vie le lendemain et sa présentation vers le ciel. La section suivante attribue le rite à OsirisOsirisDieu égyptien lié aux morts et à la vie continuée, présidant au jugement dans des papyrus comme 66.99.142.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication selon certains habitants. [10]

La formule grecque du paragraphe six précise le lendemain ; elle ne donne pas ici « ressuscité le troisième jour ». La traduction anglaise historique interprète la présentation comme celle de son effigie. Définir l’opération demande de lire le texte et ses notes, sans inventer un rite détaillé.

C’est plus explicite qu’une simple lamentation et cela appartient à la comparaison. Il s’agit cependant d’un témoignage d’époque romaine : la date du texte n’établit pas le début de toutes les pratiques mentionnées.

L’interprétation alternative concernant Osiris montre aussi une diversité dans le même lieu. On attribue l’affirmation à ses auteurs, sans transformer tous ces dieux en une seule personne durant toute leur histoire.

Où se situe le désaccord des chercheurs ?

Le débat dépasse la présence d’un retour dans une phrase. Il porte sur le sens de « résurrection », la distinction entre récit et rite, la date des témoignages et la possibilité de réunir des sources éloignées dans un modèle.

Smith souligne la différence entre alternance et victoire sur la mort. Mettinger juge probable le retour d’Adonis sans réduire tous les personnages à une même copie. Ce sont des jugements savants, non des substituts aux sources examinées plus haut. [5][6]

Une question utile précise son domaine : le passage sumérien, Athènes, le poème alexandrin ou le témoignage romain de Byblos ? Une description peut convenir à un cas et non à un autre.

« La recherche a prouvé que les dieux ressuscitent » ne suffit donc pas, pas plus que « l’Antiquité ignorait toute conception du retour ». Les deux formules effacent des différences que les textes permettent d’observer.

Tammouz dans les sources d’époque islamique : continuité et réinterprétation

Ehara compare le deuil de Tammouz dans des sources dont le Fihrist et l’Agriculture nabatéenne, et discute sa continuité avec une nouvelle interprétation liée au culte des planètes. Ces sources décrivent des communautés d’époque islamique, non un rite islamique. [11]

La continuité ne conserve pas nécessairement un sens inchangé. Un nom, une date et une lamentation peuvent subsister tandis que change l’histoire expliquant pourquoi on pleure.

On ne doit pas inverser la lecture et projeter l’interprétation médiévale sur Sumer. Un auteur qualifiant une communauté de « Sabéens » ne l’identifie pas nécessairement à tous les usages coraniques ou historiques de ce nom.

Les matériaux cités dans ces deux livres ont été consultés par l’étude d’Ehara et ses passages traduits, sans revendiquer l’examen de tous les manuscrits des deux livres. Cela définit la force et les limites de la comparaison.

Ces témoignages établissent-ils l’origine de la résurrection chrétienne ?

Paul décrit le Christ comme prémices, le relèvement de ceux qui le suivent lors de sa venue et la mort comme dernier ennemi à abolir. C’est une structure eschatologique dans 1 Corinthiens 15:20–26, plutôt qu’un amant alternant entre deux déesses pour une demi-année ou une fête annuelle d’adieu. [14]

La différence de structure n’interdit pas la comparaison. On peut examiner lamentation, retour, présentation et célébration en définissant ressemblances et différences, et en recherchant contact, intermédiaires et chronologie appropriée.

Les témoignages examinés ne fournissent pas de chaîne documentée prouvant que Paul prit cette structure à Doumouzi ou Adonis. Un poème préchrétien établit l’ancienneté de ses expressions, non automatiquement son statut de source de Paul. Une fête chrétienne annuelle ne transforme pas non plus l’événement commémoré en événement historique répété chaque année.

La diversité des morts, retours et lamentations est établie. Continuité et réinterprétation sont probables dans certains cas. Dériver une résurrection religieuse particulière d’un dieu particulier exige un dossier de transmission distinct. Cette distinction préserve ressemblances et spécificité des traditions, sans attaquer une croyance ni convertir la recherche historique en sa défense.

Pour poursuivre : Retour des Enfers et résurrection ; Descente d’Inanna et d’Ishtar ; La recherche de l’immortalité ; La ressemblance ne prouve pas l’emprunt.

Références et notes

  1. Traduction composite entière lue avec lacunes ; non toutes les tablettes ou la translittération sumérienne. Oxford ETCSL 1.4.3, Dumuzid’s Dream; composite lines 1–261 Revenir au texte ↑
  2. Substitution et fin des demi-années vérifiées ; traduction composite entière déjà lue, non chaque témoin cunéiforme. Oxford ETCSL 1.4.1, Inanna’s Descent; especially 282–294 and 404–410 Revenir au texte ↑
  3. Deux versets lus ; représentation prophétique critique, non recensement ou récit de résurrection. Ezekiel 8:14–15; public-domain KJV Revenir au texte ↑
  4. Extrait indexé de la p. 6 lu ; PDF direct indisponible. Modèle historique, non lecture entière du livre. J. G. Frazer, The Golden Bough, 3rd edition, vol. 5, Adonis Attis Osiris I, excerpt p. 6 Revenir au texte ↑
  5. Sections indiquées de l’entrée de 1987 lues ; non présentées comme consensus. Jonathan Z. Smith (1987), Dying and Rising Gods, Encyclopedia of Religion; introduction, Adonis, Dumuzi Revenir au texte ↑
  6. Section de conférence pp. 8–10 lue ; version anglaise 2011. Livre de 2001 non lu en entier. Tryggve N. D. Mettinger, Report from a Scholar’s Life, English version 2011; The Dying God, pp. 8–10 Revenir au texte ↑
  7. Deux passages lus ; partage de l’année antérieur à la mort, non sa résolution explicite ici. Apollodorus, Library 3.14.3–4; J. G. Frazer historical translation Revenir au texte ↑
  8. Passages indiqués seulement ; fleur et commémoration distinguées du retour de la personne. Ovid, Metamorphoses 10.519–559 and 705–739; Brookes More historical translation Revenir au texte ↑
  9. Chant affiché et contexte lus ; retour annuel préchrétien, non datation précise de chaque pratique. Theocritus, Idyll 15; Adonis song; historical excerpt from Mitchell Carroll, Greek Women (1908), pp. 369–375 Revenir au texte ↑
  10. Passages choisis lus ; grec : lendemain, « effigie » chez Strong. Non l’œuvre entière. On the Syrian Goddess §§6–9; Greek A. M. Harmon (1921), English H. A. Strong (1913), dual edition Hayes/Nimis (2013), printed pp. 38–43 Revenir au texte ↑
  11. Article entier lu ; ses sources anciennes non toutes examinées indépendamment. Satoko Ehara, Continuity and Transformation of the Weeping Ritual: Focusing on the Tammūz Ritual during the Islamic Period, Orient 59 (2024), pp. 91–106; DOI 10.5356/orient.59.91 Revenir au texte ↑
  12. Notice, original et droits vérifiés ; Adonis/Aphrodite hypothétiques, scène non Doumouzi. Metropolitan Museum, 22.139.26; Attic red-figure squat lekythos, mid-4th century BCE; Adonia Revenir au texte ↑
  13. Passage des jardins et contexte lus ; analogie philosophique, non description rituelle complète. Plato, Phaedrus 276b; Benjamin Jowett translation; gardens of Adonis comparison Revenir au texte ↑
  14. Sept versets lus ; chapitre déjà lu en entier. Argument du texte, non verdict sur le miracle. 1 Corinthians 15:20–26; public-domain KJV Revenir au texte ↑

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