Étude

Géhenne et mondes souterrains antiques : un nom aux sens changeants

Une étude approfondie d’un sujet, accompagnée de preuves et de références.

Chronologie
De 2000 avant notre ère à 900 de notre ère

De Hinnom et du Shéol à Hénoch, Marc et au Coran : distinguer séjour des morts, châtiment, attente et rénovation, puis éprouver parenté linguistique et transmission.

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Mont Sion vu depuis la vallée de Hinnom ; American Colony (Jérusalem), service photographique, 1934–1939. Library of Congress, LC-DIG-matpc-19029. Photographie historique moderne du lieu, non de l’au-delà ni de rites antiques. Droits de la collection dédiés au public ; aucune restriction de publication connue
Mont Sion vu depuis la vallée de Hinnom ; American Colony (Jérusalem), service photographique, 1934–1939. Library of Congress, LC-DIG-matpc-19029. Photographie historique moderne du lieu, non de l’au-delà ni de rites antiques. Droits de la collection dédiés au public ; aucune restriction de publication connueLibrary of Congress, Prints & Photographs Division, LC-DIG-matpc-19029 ; American Colony (Jérusalem), service photographique · Domaine publicRéférence associée · Source de l’image

Texte

Un lieu terrestre, des noms pour l’au-delà

Dans la vallée de Hinnom près de JérusalemJérusalemJérusalem est une ville importante pour le judaïsme, le christianisme et l’islamGlossaire · Cliquez pour lire l’explication, nous ne verrions pas une carte de l’au-delà, mais un lieu terrestre dont le nom possède une longue histoire textuelle. Cette distinction ouvre notre enquête sur la GéhenneGéhenne : nom de lieu et langage du châtimentTerme lié à la vallée de Hinnom ; son usage varie entre textes juifs, chrétiens et islamiques, sans équivaloir à tous les noms de l’au-delà.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication : on peut suivre un nom de lieu et ses usages, sans transformer toute mention de mort, de feu ou de descente en une même représentation familière à un lecteur ultérieur.

Cette étude compare des passages hébreux, sumériens, grecs, hénochiques, chrétiens, iraniens et coraniques choisis. Elle ne demande ni quelle religion aurait « copié » toutes les autres, ni si la croyance au châtiment est vraie. Elle examine comment la géographie s’associe au jugement, comment le séjour des morts diffère de son attente ou de son exécution, et ce que permettent les preuves lorsqu’on propose une transmission.

Avant de comparer : distinguer les noms

La GéhenneGéhenne : nom de lieu et langage du châtimentTerme lié à la vallée de Hinnom ; son usage varie entre textes juifs, chrétiens et islamiques, sans équivaloir à tous les noms de l’au-delà.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication est historiquement liée au nom de Hinnom. Mahmoud Omidsalar fait remonter l’étymologie ultime de Jahannam à l’hébreuHébreuLangue sémitique du Nord-Ouest appartenant au groupe cananéen, avec des formes anciennes et modernes.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication ; Chaim Milikowsky relève une forme araméenneAraméenEnsemble de variétés linguistiques sémitiques du Nord-Ouest, présentes depuis longtemps au Proche-Orient.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication conservée dans l’usage rabbinique. Ces observations ne déterminent pas tous les intermédiaires linguistiques par lesquels le nom est arrivé en arabe. [20][25]

Le ShéolShéol : terme hébreu pour le monde des mortsTerme biblique hébreu associé à la mort, à la descente et au non-retour ; non automatiquement la Géhenne punitive ultérieure.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication apparaît dans des textes hébreux sur la mort et la descente. Hadès est un terme grec dont la fonction demande une lecture contextuelle. L’ApocalypseLittérature apocalyptiqueÉcriture dévoilant un savoir céleste et historique caché, pas toute catastrophe.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication mentionne aussi un « lac de feu », sans le traiter comme identique à l’Hadès. [5][6][16]

Nous distinguons donc quatre questions : où sont les morts, attendent-ils un jugement, pourquoi leurs destins diffèrent-ils, et le châtiment est-il permanent ou une étape qui s’achève ? Les textes peuvent répondre différemment même lorsqu’un traducteur emploie un seul mot, tel « enfer », pour plusieurs termes originaux.

Hinnom et Topheth : ce que disent les passages

Jérémie 7:30–34 associe la vallée à Topheth et à des fils et filles brûlés. L’avertissement transforme ensuite ce lieu en espace de massacre, de sépulture et de cadavres que personne ne protège des oiseaux et des animaux. Il n’explique pas le destin d’âmes séparées des corps : son objet immédiat est la faute collective et le sort du lieu et de la ville. [1]

Jérémie 19:1–13 ajoute un avertissement mis en scène : une jarre de terre cuite est brisée devant les anciens. Le texte rappelle le sang innocent et des enfants brûlés, puis dépeint le siège et l’effondrement de la ville. La jarre rend tangible la destruction ; ce n’est pas une maquette physique d’un enfer souterrain. [2]

En 2 Rois 23:10, Josias profane Topheth pour empêcher qu’on fasse passer des enfants par le feu pour Molek. C’est un témoignage textuel important reliant le lieu à une pratique condamnée par le narrateur. Il ne remplace pas l’archéologie et ne résout pas à lui seul les débats sur Molek, la terminologie et le riteRitePratique organisée ou distinguée, porteuse de sens pour une communauté ; ses traces ne révèlent pas à elles seules une doctrine associée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. Ces questions ne forment pas une certitude unique. [3]

Feu et cadavres : des images réutilisables

Isaïe 66:22–24 situe le culte dans l’horizon de cieux et d’une terre nouveaux, puis décrit des personnes regardant les cadavres des rebelles, avec un ver qui ne meurt pas et un feu qui ne s’éteint pas. Hinnom n’est pas nommé. La mention des cadavres compte : ce passage n’expose pas en détail la conscience d’âmes immortelles dans une prison. [4]

Ce langage se prête à la réinterprétation : feu, vers, spectacle contemplé par les survivants. Quand un écrit ultérieur reprend ces images, la relation littéraire devient plus précise que la simple présence du feu dans deux cultures. La reprise ne prouve ni un sens inchangé ni que la première scène contenait toutes les interprétations ultérieures.

Cela invite aussi à la prudence devant l’histoire d’une « décharge brûlant perpétuellement », parfois proposée comme explication immédiate de l’origine de l’enfer. Les passages étudiés de Jérémie et des Rois ne décrivent pas cette décharge. Son absence ici ne prouve pas qu’aucune décharge n’ait existé à aucune époque ; elle interdit de présenter l’histoire comme un fait explicite dans ces témoins. [1][2][3]

Le Shéol : mort et non-retour

Job 7:7–10 présente la vie comme un souffle qui disparaît. Celui qui descend au Shéol ne revient pas chez lui, et son lieu ne le reconnaît plus. C’est la plainte d’un homme souffrant, non une classification des méchants par crimes ou degrés de torture. Une voix poétique ne définit pas nécessairement tout ce que Job ou une tradition ultérieure dit de la mort. [5]

En Genèse 37:33–35, Jacob pleure Joseph et envisage de descendre au Shéol dans le deuil. La scène ne condamne pas Jacob et n’annonce pas un châtiment pour sa méchanceté. Remplacer automatiquement « Shéol » par « Géhenne punitive » fausserait ce contexte. [6]

Le schéma suivant compare la fonction du terme dans ces deux passages seulement. C’est une illustration textuelle moderne, non un objet antique ou une carte de l’au-delà.

Le Shéol dans Job 7,7–10 et Genèse 37,33–35 : schéma original moderne comparant seulement deux contextes textuels ; ni carte de l’au-delà ni objet antique
Le Shéol dans Job 7,7–10 et Genèse 37,33–35 : schéma original moderne comparant seulement deux contextes textuels ; ni carte de l’au-delà ni objet antiqueSchéma explicatif original : IL Archive, 2026 · CC0Source de l’image

Mésopotamie : offrandes, famille et conduite

Dans Gilgamesh, Enkidu et le monde inférieur, les conditions varient avec la famille et les offrandes funéraires. Une version d’Ur décrit aussi la souffrance pour désobéissance aux parents. Ce n’est ni simplement un châtiment par le feu ni la preuve que la conduite ne compte jamais. [7]

Il s’agit d’une comparaison précise, non d’une définition générale de la religion sumérienne. Les causes différentes de la souffrance font partie des preuves : un texte peut concerner les liens familiaux, le manque d’offrandes ou une obligation enfreinte, un autre le jugement final de l’humanité. Un au-delà dans les deux ne prouve pas des structures identiques.

Platon : un jugement que le rang ne protège pas

Le mythe final du Gorgias, 523–527, décrit un jugement humain défectueux : richesse, apparence et témoins trompent les juges. PlatonPlatonPhilosophe grec ; l’artisan du Timée diffère des conceptions religieuses ultérieures.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication imagine comme remède que les âmes soient jugées après la mort, dépouillées des signes du rang, par des juges percevant leur état. Les justes gagnent les îles des Bienheureux ; des âmes condamnées vont au TartareTartareAbîme profond dans l’imaginaire poétique grec, cité par Zeus comme lieu de châtiment dans l’Iliade.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. [8]

Le passage distingue un châtiment qui améliore ceux qui peuvent être corrigés d’un châtiment faisant des criminels incurables des exemples pour les autres. Dire que « les Grecs avaient un enfer » ne permet pas d’imposer une doctrine à tous leurs textes et pratiques. Cette histoire philosophique développe un argument sur la justice, le pouvoir et l’âme.

La comparaison montre que les destins différenciés moralement dépassent une tradition unique. L’adoption directe du schéma du Gorgias par un auteur juif ou chrétien serait une autre affirmation, exigeant des preuves de connaissance et d’usage du texte, plutôt que des juges et des châtiments présents des deux côtés.

Hénoch 22 : l’attente n’est pas le jugement final

Annette Yoshiko Reed situe le Livre des VeilleursLivre des VeilleursPremière partie de1 Hénoch, 1–36 ; descente et transgression des Veilleurs et voyage d’Hénoch.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, 1 Hénoch1 HénochEnsemble stratifié d’écrits juifs sur le ciel, le mal et le jugement.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication 1–36, vers le IIIe siècle avant notre ère. Des pages introductives choisies ont été lues ici, non son livre entier ; cette datation ne concerne pas nécessairement toutes les composantes du recueil hénochique. [9]

En Hénoch 22, RaphaëlRaphaël / RephaëlNom théophore de guérison et El ; Rephaël humain dans Chroniques, Raphaël ange de Tobit. Distinct d’Israfil, dont l’étymologie est une autre question.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication guide le visionnaire vers des cavités retenant les esprits des morts jusqu’au grand jour du jugement. L’esprit d’Abel réclame justice ; les justes disposent d’un lieu lumineux avec de l’eau, tandis que différentes conditions apparaissent pour ceux qui n’ont pas reçu leur rétribution de leur vivant. Ce n’est ni une tombe indifférenciée ni une histoire dont la mort serait le terme temporel. [10]

Le texte conservé résiste pourtant à un plan parfaitement harmonisé. La traduction historique montre une différence entre quatre cavités et trois ; il est difficile d’attribuer à chaque catégorie une place fixe. Nous conservons cette variation au lieu de dessiner quatre pièces précises comme si chaque lecture ancienne les confirmait. La distinction plus solide sépare des lieux d’attente de destins associés au jugement futur.

Hénoch 26–27 : la vallée maudite

Une autre image suit. Le chapitre 26 décrit une terre bénie, des montagnes, des cours d’eau et des ravins profonds et étroits. Au chapitre 27, Hénoch interroge la vallée maudite dans cette terre bénie. UrielUrielNom associant El à la lumière ou au feu ; humain dans Chroniques, être céleste dans Hénoch. Aucune origine divine ougaritique démontrée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication explique la scène ; Raphaël était le guide du chapitre 22. [11][12]

La vallée est destinée à ceux qui parlent contre Dieu et devient un lieu de jugement observé par les justes dans un horizon eschatologique. Le chapitre 27 ne nomme pas explicitement Hinnom et ne décrit pas à lui seul toutes les images du feu qu’un lecteur pourrait réunir ailleurs. Localiser sa vallée sur une carte de Jérusalem demande un argument géographique, non la simple lecture d’un nom inscrit dans ces versets.

La distinction importante est que les cavités du chapitre 22 et la vallée du chapitre 27 ne remplissent pas simplement une seule fonction. Les fondre dans une Géhenne déjà achevée masque les différences de temporalité, de but et de description qu’il faut expliquer historiquement.

La Géhenne chez Marc : avertissement et images d’Isaïe

Marc 9:42–50 emploie la Géhenne dans un avertissement vigoureux sur la chute et la conduite nuisible. Le texte l’oppose à l’entrée dans la vie ou le royaume de Dieu et reprend le ver et le feu inextinguible. La comparaison avec Isaïe 66 dépasse des mots isolés pour le feu : deux images distinctives accompagnent un discours sur le destin. [13][4]

La relation n’efface pas la différence. Chez Isaïe, les spectateurs regardent des cadavres ; chez Marc, l’image dirige la conduite et avertit du châtiment. Nous suivons l’usage d’images héritées, sans supposer qu’il répète un système complet conservé dès l’origine.

Lectures et numérotation varient aussi entre témoins et traductions. Certains versets répétés ne figurent pas dans l’affichage grec consulté. Une conclusion historique ne peut reposer sur le décompte des répétitions dans une seule traduction, mais sur les images, le vocabulaire et le contexte vérifiables.

L’Hadès chez Luc, le lac de feu dans l’Apocalypse

Luc 16:19–31 décrit la mort du riche et de Lazare, puis place le riche dans un Hadès douloureux et Lazare auprès d’Abraham. Une barrière empêche le passage ; le riche demande qu’on avertisse ses frères. Le dialogue aboutit à MoïseMoïseFigure centrale de l’Exode, des traditions de la Torah et du Coran ; les récits d’enfance diffèrent.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, aux prophètes et à leur écoute. L’Hadès n’est pas neutre et sans douleur dans ce passage ; la parabole concerne l’écoute et le destin, sans cartographier l’état de chaque mort. [14]

L’Apocalypse 20:10–15 distingue des étapes et des images. La mer, la mort et l’Hadès rendent les morts pour le jugement selon leurs actes. La mort et l’Hadès sont ensuite jetés dans le lac de feu. Le grec de 20:13–14 conserve Hadès comme nom distinct du lac ; réduire les deux à un même mot masque le mouvement de la scène. [15][16]

Le diable est lui aussi livré au châtiment en 20:10. Le passage n’en fait pas un roi indépendant administrant l’enfer hors de la souveraineté divine. L’image du « royaume de feu de Satan » ne peut remplacer automatiquement ce que dit ce texte.

Dans la tradition juive : plusieurs réponses sur la durée

Michna Eduyot 2:10 range le jugement des méchants dans le Gehinnom parmi des exemples durant douze mois. Rabbi Yohanan ben Nouri ajoute une autre opinion : la période de Pessa’h à Chavouot. La discussion invoque Isaïe 66, reprenant des matériaux antérieurs dans un nouvel argument sur la durée. [17]

Cela témoigne de variations internes. Le passage ne prouve pas que chaque texte rabbinique libère toute personne après douze mois, ni une règle transposable à Hénoch ou aux Évangiles. Catégories, exceptions et fonction de chaque propos doivent être examinées avant de reconstruire une doctrine générale.

Tradition iranienne : châtiment et rénovation finale

Philippe Gignoux distingue les couches gâthiques, avestiques et pehlevies ; un récit iranien tardif ne date pas chaque détail d’une époque antérieure. [18]

Le chapitre 30 du Bundahišn indien sépare les destins des justes et des méchants, ces derniers subissant un châtiment. Les humains traversent ensuite du métal fondu qui les purifie. À la fin, la pollution infernale disparaît et le territoire de l’enfer est rétabli pour agrandir le monde rénové. Cette fin ne correspond pas automatiquement à une prison de souffrance durable et inchangée. [19]

Ce chapitre témoigne d’un système réunissant jugement, purification et rénovation. Il a une histoire de transmission et de rédaction ; il ne peut établir seul que des communautés achéménides possédaient son schéma complet conservé ou l’avaient transmis intégralement aux Juifs. Une fin différente peut être cruciale : un feu semblable n’efface pas des fonctions différentes.

Jahannam dans le Coran : texte et détails ultérieurs

Le CoranCoranTexte central de l’islam, employé ici comme témoin de son discours religieux.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication 15:43–44 désigne Jahannam comme destination et lui attribue explicitement sept portes, chacune recevant une part. « Portes » compte : ces versets ne donnent pas seuls sept niveaux ordonnés portant des noms précis. Le Coran 4:56 décrit le feu et le remplacement des peaux pour continuer à éprouver le châtiment, présentant une image corporelle nette dans le discours de rétribution. [21][22]

Le Coran 11:106–108 oppose feu et jardin et parle du séjour avec une réserve liée à la volonté divine. Cela appelle l’interprétation ; ces versets ne règlent pas seuls chaque débat ultérieur sur la durée, l’intercessionIntercessionMédiation soumise dans les textes cités à permission et agrément, sans indépendance divine.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication ou la fin du châtiment. Une formule isolée ne définit pas une doctrine unique pour tous les musulmans. [23]

La parenté entre Jahannam et Hinnom permet d’étudier l’histoire d’un mot dans de nouvelles traditions. Elle ne transforme pas le feu coranique en description de la vallée terrestre et ne démontre pas que chaque détail provienne d’un même texte hébreu. L’histoire du mot et celle des images, des jugements et des fonctions exigent des enquêtes distinctes.

Développements ultérieurs et preuves d’une transmission

Christian Lange montre que les écrits islamiques ultérieurs ont développé l’enfer et que l’équivalence entre portes et sept niveaux relève de l’interprétation. Des pages choisies du chapitre ont été lues, non son livre entier. [24]

Milikowsky met en garde contre l’harmonisation des schémas évangéliques. Nous rapportons un point de l’extrait et des notes accessibles, non l’argument d’un article complet non lu. [25]

Nous éprouvons ici les transmissions proposées par des questions concrètes. L’image antérieure précède-t-elle vraiment le texte comparé ? Connaît-on un contact ou la circulation d’un texte ? La ressemblance concerne-t-elle précisément fonction et structure, ou seulement mort, feu et juge ? Peut-on suivre un intermédiaire ou une citation ? Que change le contexte d’accueil ?

Des ressources juives internes n’excluent pas l’interaction avec les mondes grec ou iranien. L’interaction ne prouve pas l’emprunt de chaque idée. Lorsque manque un maillon, l’hypothèse conserve son degré de preuve ; usage linguistique, emprunt textuel, réinterprétation et transfert direct restent à distinguer.

Qu’établissons-nous, et que reste-t-il ouvert ?

Les passages étudiés associent Hinnom à Topheth et à l’avertissement ; le Shéol de Job et de la Genèse ne nomme pas automatiquement un châtiment eschatologique. Hénoch offre des descriptions différentes de l’attente et du jugement ; Marc emploie des images proches d’Isaïe, tandis que l’Apocalypse distingue Hadès et lac de feu. Les passages iraniens et coraniques diffèrent par la fonction et la fin du châtiment, et par ce qu’ils décrivent explicitement.

Une ligne unique démontrée d’un enfer sumérien vers toutes les religions n’est pas établie par ces preuves. La ressemblance ne remplace pas un itinéraire absent ; elle ne doit pas non plus être rejetée parce que l’itinéraire reste ouvert. La comparaison utile conserve les indices prometteurs et les limites de certitude.

La couverture documente le mont Sion depuis Hinnom en 1934–1939, selon le catalogue de la Library of Congress. C’est un témoignage moderne du lieu, non d’un rite antique ou de l’au-delà. Les droits de la collection Matson ont été dédiés au public ; la bibliothèque ne connaît aucune restriction de publication. L’original est un négatif sur nitrate, non une plaque de projection relevant de l’exception signalée. [26][27]

Poursuivre avec les retours du monde inférieur et la résurrection, la résurrection dans Daniel, le judaïsme du Second Temple, et la ressemblance et la transmission des idées.

Références et notes

  1. Les cinq versets. Jeremiah 7:30–34; KJV (public domain) Revenir au texte ↑
  2. Versets 1–13 intégralement. Jeremiah 19:1–13; KJV (public domain) Revenir au texte ↑
  3. Verset entier ; le débat sur Molek reste ouvert. 2 Kings 23:10; KJV (public domain) Revenir au texte ↑
  4. Les trois versets ; le texte décrit des cadavres. Isaiah 66:22–24; KJV (public domain) Revenir au texte ↑
  5. Versets hébreux 7–10 lus. Job 7:7–10; displayed Hebrew primary text Revenir au texte ↑
  6. Versets hébreux 33–35 lus. Genesis 37:33–35; displayed Hebrew primary text Revenir au texte ↑
  7. Passages choisis et version d’Ur. ETCSL 1.8.1.4; composite 176–303; Urim UET 6, 58, 1–28 Revenir au texte ↑
  8. Mythe final lu, non le dialogue entier. Plato, Gorgias 523a–527a; Benjamin Jowett historical translation Revenir au texte ↑
  9. Pages introductives choisies, non le livre entier. Annette Yoshiko Reed, Fallen Angels (2005), publisher excerpt; introductory pp. 1, 3–6 and opening of p. 7 Revenir au texte ↑
  10. Chapitre entier ; variantes des cavités conservées. 1 Enoch 22:1–14; R. H. Charles, historical translation (1917) Revenir au texte ↑
  11. Chapitre 26 entier. 1 Enoch 26:1–6; R. H. Charles, historical translation (1917) Revenir au texte ↑
  12. Chapitre 27 entier ; Hinnom non nommé. 1 Enoch 27:1–5; R. H. Charles, historical translation (1917) Revenir au texte ↑
  13. Passage grec et latin ; numérotation variable. Mark 9:42–50; displayed Greek and Latin; numbering variants Revenir au texte ↑
  14. Versets grecs 19–31 entiers. Luke 16:19–31; displayed Greek primary text Revenir au texte ↑
  15. Les six versets. Revelation 20:10–15; KJV (public domain) Revenir au texte ↑
  16. Les deux versets grecs ; Hadès diffère du lac. Revelation 20:13–14; SBL Greek New Testament (2010) Revenir au texte ↑
  17. Unité entière de la Michna en hébreu. Mishnah Eduyot 2:10; Hebrew unvocalized and vocalized primary text Revenir au texte ↑
  18. Passages historiques, non chaque ouvrage cité. Philippe Gignoux, Hell i (2003; updated 2013), selected historical sections Revenir au texte ↑
  19. Chapitre déjà lu ; sections 12–32 relues. Indian Bundahišn 30, especially 12–32; E. W. West (1880), SBE 5 Revenir au texte ↑
  20. Étymologie et sections choisies. Mahmoud Omidsalar, Hell ii (2000; updated 2013), etymology and selected sections Revenir au texte ↑
  21. Les deux versets arabes. Quran 15:43–44; Arabic primary text Revenir au texte ↑
  22. Verset arabe entier. Quran 4:56; Arabic primary text Revenir au texte ↑
  23. Les trois versets arabes. Quran 11:106–108; Arabic primary text Revenir au texte ↑
  24. Pages choisies, non le chapitre ou livre entier. Christian Lange, Introducing Hell in Islamic Studies (2016), printed pp. 3–7, 12–13, 19–20; DOI 10.1163/9789004301368_002 Revenir au texte ↑
  25. Extrait éditorial et notes 1–13 ; non l’article entier. Chaim Milikowsky, Which Gehenna?, NTS 34(2), 1988, pp. 238–249; publisher extract and notes 1–13 Revenir au texte ↑
  26. Catalogue et original ; photographie moderne du lieu. Library of Congress, Mt. Zion from valley of Hinnom, 1934–1939; LC-DIG-matpc-19029 Revenir au texte ↑
  27. Déclaration entière ; ce n’est pas une plaque de projection. Library of Congress, Matson collection rights statement; revised 2003/2019 Revenir au texte ↑

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IL Archive, «Géhenne et mondes souterrains antiques : un nom aux sens changeants», Édition 1, https://ilarchive.com/fr/studies/hell-gehenna-and-ancient-underworlds