Étude

Hammurabi et le Code de l’Alliance : ressemblances et limites de l’emprunt

Une étude approfondie d’un sujet, accompagnée de preuves et de références.

Chronologie
De 1800 avant notre ère à 600 avant notre ère
Région
Mésopotamie

Que prévoit-on lorsqu’un bœuf tue quelqu’un ou qu’un esclave est blessé à l’œil ? Hammurabi et Exode 21 éclairent ressemblances, différences et transmission possible des lois.

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Face inscrite de la stèle d’Hammurabi, Louvre SB 8, XVIIIe siècle avant notre ère. La photographie montre l’écriture cunéiforme, pas le relief supérieur du roi et de Shamash. Photo : Rama ; CC BY-SA 3.0 France
Face inscrite de la stèle d’Hammurabi, Louvre SB 8, XVIIIe siècle avant notre ère. La photographie montre l’écriture cunéiforme, pas le relief supérieur du roi et de Shamash. Photo : Rama ; CC BY-SA 3.0 FranceRama / Wikimedia Commons / CC BY-SA 3.0 France · CC BY-SALicence · Source de l’image

Texte

Introduction

Pourquoi trouve-t-on des dispositions proches dans les Lois de HammurabiLois d’HammurabiTexte juridique babylonien du XVIIIe siècle av. n. è., en akkadien, présentant propriété, famille, travail et blessures dans le discours d’Hammurabi sur la justice.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, texte babylonien du XVIIIe siècle avant notre ère, et dans le Code de l’AllianceCollection de l’AllianceNom savant des lois d’Exode 20–23, dans la Torah, concernant service, blessures, biens et culte. Leur date de rédaction reste discutée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication de l’Exode, l’un des cinq livres de la TorahTorah / PentateuqueGenèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome : corpus mosaïque à l’histoire rédactionnelle. Torah peut aussi désigner un enseignement ou une loi plus larges.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication ? Cette étude compare des cas de bœuf qui encorne, de blessures et de service pour detteʿEved : service et dépendance en hébreu ancienMot hébreu dont le statut dépend de la parenté, de la propriété et de la durée dans chaque règle ; non une catégorie moderne unique.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication. Elle explique ce que les deux ensembles ont en commun et ce qui change dans les sanctions, le statut des personnes et la source de l’autorité.

Le but est d’examiner leur relation historique : les rédacteurs du Code de l’Alliance connaissaient-ils le texte de HammurabiHammurabiRoi de Babylone en Mésopotamie, régnant vers 1792–1750 av. n. è. Un célèbre texte juridique conservé sur une stèle et des copies cunéiformes porte son nom.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication et l’ont-ils remanié, ou ont-ils reçu des coutumes et des enseignements juridiques plus largement diffusés ? Nous étudions la datation des témoignages et les voies de contact proposées pour comprendre l’intérêt de ces ressemblances et ce qu’il faut établir pour démontrer un emprunt.

Le bœuf et la responsabilité de son propriétaire

Un bœuf tue une personne. Son propriétaire est-il responsable, ou s'agit-il d'un accident imprévisible ? La décision change-t-elle s'il savait l'animal dangereux et n'a pas pris de précautions ? Les lois d'Hammurabi et l'Exode posent ces questions dans une série de cas proches.

C'est l'une des raisons pour lesquelles les chercheurs comparent ces textes. Il y a aussi les blessures à l'œil et à la dent, la femme enceinte et le service résultant d'une dette. Les ressemblances sont assez précises pour mériter une étude, mais les décisions ne coïncident pas partout. Nous lirons des exemples particuliers, puis examinerons les explications de leur relation.

Quels sont les deux recueils ?

Les Lois d'HammurabiLois d’HammurabiTexte juridique babylonien du XVIIIe siècle av. n. è., en akkadien, présentant propriété, famille, travail et blessures dans le discours d’Hammurabi sur la justice.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication sont un texte babylonien du XVIIIe siècle av. n. è., associé au roi dont il porte le nom. La Collection de l'AllianceCollection de l’AllianceNom savant des lois d’Exode 20–23, dans la Torah, concernant service, blessures, biens et culte. Leur date de rédaction reste discutée.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication désigne, dans la recherche, un ensemble de lois de l'Exode, l'un des cinq livres de la Torah. On le situe habituellement autour d'Exode 20,22–23,33, avec un désaccord sur ses limites précises. Cet article se concentre surtout sur le chapitre 21. [2][3]

L'Exode place ces lois dans le récit de MoïseMoïseFigure centrale de l’Exode, des traditions de la Torah et du Coran ; les récits d’enfance diffèrent.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication et la relation entre YahwehYahwehNom propre divin écrit YHWH dans la Bible hébraïque.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, dieu d'Israël, et la communauté. Le temps du récit et celui de la rédaction des lois sont cependant deux questions distinctes. Nous présenterons plus loin une proposition de datation aux VIIIe–VIIe siècles av. n. è., comme modèle de recherche plutôt que comme date établie.

La Torah comprend aussi des lois dans le Lévitique, le Deutéronome et les Nombres, susceptibles de traiter différemment une même question. Nous comparons donc ici deux recueils particuliers. L'histoire de toutes les législations et de leurs interprétations juives, chrétiennes et islamiques ultérieures exige un cadre plus large. La relation entre les deux recueils fait elle-même débat. [7]

La stèle, le roi et la justice

HammurabiHammurabiRoi de Babylone en Mésopotamie, régnant vers 1792–1750 av. n. è. Un célèbre texte juridique conservé sur une stèle et des copies cunéiformes porte son nom.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication régna sur BabyloneBabyloneBabylone est une ville ancienne du centre de l’Irak actuel, au sud de BagdadGlossaire · Cliquez pour lire l’explication, en MésopotamieMésopotamieRégion historique associée au Tigre et à l’Euphrate, ayant abrité de nombreuses sociétés et civilisations.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication dans l'Irak actuelIrakL’Irak est un État moderne englobant une grande partie de la Mésopotamie ancienneGlossaire · Cliquez pour lire l’explication, vers 1792–1750 av. n. è. Une stèle est une pierre dressée portant une inscription. L'exemple conservé au Louvre sous le numéro SB 8 fut découvert à SuseSuse, l’ancienne ChouchSuse est une ville archéologique à Chouch, dans le sud-ouest de l’Iran actuelGlossaire · Cliquez pour lire l’explication lors des fouilles de 1901–1902, loin de son origine babylonienne. [1]

Le texte comprend un prologue royal, des dispositions présentant des cas et leurs conséquences, puis un épilogue. Au sommet, Hammurabi apparaît devant ShamashShamashDieu mésopotamien du soleil et de la justice, représenté devant Hammurabi sur une stèle du XVIIIe siècle av. n. è. conservée au Louvre.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication, dieu du soleil et de la justice. Le monument associe une image de l'autorité royale aux paroles du roi sur les décisions et l'équité. [1][2]

La fonction du recueil demande néanmoins une interprétation. Kathryn SlanskiKathryn SlanskiChercheuse à Yale sur la Mésopotamie, étudiant textes, images, monuments inscrits, droit et autorité.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication lit la stèle comme une déclaration publique de justice et une commémoration du roi, en étudiant la copie prolongée de son texte après son époque. Cela rend importante la confrontation avec les documents judiciaires : ce que le roi écrivait, ce que les scribes apprenaient et ce que le juge décidait sont des aspects liés, mais des témoignages différents. [4]

Un texte royal ou pédagogique peut refléter les problèmes des habitants et des règles connues. La mesure dans laquelle chaque disposition était appliquée reste à examiner, plutôt que de supposer que la pierre fonctionnait comme un code juridique moderne et exhaustif.

Si cela arrive, voici la décision

De nombreuses dispositions d'Hammurabi exposent une situation puis sa conséquence : si quelqu'un blesse une personne ou manque à une obligation, que s'ensuit-il ? La Collection de l'Alliance emploie également cette forme. Elle organise le droit par des exemples dont le lecteur ou l'élève peut suivre les détails.

La forme et certains problèmes quotidiens sont communs. Une société qui élève du bétail et prête de l'argent peut rencontrer des accidents et des dettes semblables à ceux d'une autre. La question d'une relation textuelle devient plus forte lorsque des détails précis se répètent dans une série proche, avec une voie historique possible de contact.

Le bœuf qui encorne et la responsabilité du propriétaire

Les paragraphes 250–252 d'Hammurabi distinguent un accident fortuit, un bœuf dangereux dont le propriétaire averti n'a pas pris de précautions, puis une victime esclave. Exode 21,28–32 présente une structure proche. La question commune concerne ce que le propriétaire savait et sa capacité à prévenir le danger. [2][3]

  • L'accident fortuit : au paragraphe 250 d'Hammurabi, le cas décrit n'entraîne pas de sanction. Exode 21,28 dégage le propriétaire, mais prescrit de lapider le bœuf et interdit d'en manger la chair.
  • Le danger connu et la négligence : le paragraphe 251 demande une demi-mine d'argent. Exode 21,29 rend le propriétaire passible de mort avec le bœuf ; le verset 30 permet ensuite une rançon si elle lui est imposée.
  • La mort d'un esclave : le paragraphe 252 demande un tiers de mine. Exode 21,32 prévoit trente sicles à son maître et la lapidation du bœuf.

La mine et le sicle sont des unités de poids servant à mesurer l'argent, plutôt que des noms de monnaies modernes. La présentation des lois par le chercheur David WrightDavid P. WrightSpécialiste de la Bible hébraïque, du droit et des rituels proche-orientaux anciens, professeur émérite à Brandeis.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication explique la demi-mine comme trente sicles et le tiers comme vingt. Mais l'intérêt de la comparaison dépasse le montant : le sort du bœuf, la responsabilité du propriétaire et la procédure de rançon comptent également. [5]

Les degrés de responsabilité se rapprochent donc, tandis que les conséquences changent. L'Exode mentionne hommes, femmes, fils et filles. Les expressions akkadiennes, langue du texte babylonien, demandent aussi de l'attention : une formule comme « fils d'un homme » peut désigner une catégorie sociale plutôt que toujours un enfant.

L'exemple est ainsi fort pour comparer une série de décisions, même si le rédacteur ou l'exemplaire par lequel le matériau aurait circulé reste inconnu.

Œil pour œil et statut social

Les paragraphes 196–201 d'Hammurabi règlent les blessures à l'œil, à l'os et à la dent. La sanction varie selon le statut juridique de la victime : talionLoi du talionFormule associant la sanction au dommage, telle « œil pour œil » ; son contexte et son application varient.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication corporel dans certains cas, compensation en argent dans d'autres, et somme calculée sur la valeur d'un esclave dans un autre. Le talion corporel consiste à infliger une blessure correspondante à l'agresseur, selon la formulation de ces lois. [2]

Ces catégories dépassent une simple division entre « riches et pauvres ». Les termes akkadiens ont des significations juridiques et sociales à respecter dans l'analyse. Ce qui importe ici est que le statut de la victime influence le type de sanction, avec la blessure elle-même.

Exode 21,23–25 propose plutôt une série concise : vie, œil, dent, main, pied, brûlure, blessure et meurtrissure, chacun contre son équivalent. La correspondance apparaît dans les deux textes, mais sa présentation diffère : cas détaillés chez Hammurabi, formule générale dans l'Exode. [3]

L'Exode traite la blessure à l'œil ou à la dent d'un esclave aux versets 26–27 et fait de sa liberté la conséquence. Cela diffère de l'indemnisation du propriétaire à hauteur de la moitié de sa valeur au paragraphe 199 d'Hammurabi. Les catégories sociales restent présentes dans les deux recueils, mais leur traitement change.

Viennent ensuite les questions d'application : le talion était-il exécuté littéralement, acceptait-on des alternatives financières, et comment les interprètes ultérieurs le comprenaient-ils ? La formulation juridique, l'histoire judiciaire et celle de l'interprétation exigent chacune leurs preuves. « Œil pour œil » commence l'enquête plutôt que de répondre à toutes ces questions.

La blessure d'une femme enceinte

Au paragraphe 209 d'Hammurabi, frapper une femme de la catégorie précisée et provoquer la perte de sa grossesse entraîne un paiement en argent. Si elle meurt, le paragraphe 210 rend la fille de l'agresseur passible de mort. La peine atteint un autre membre de sa famille. [2]

Dans Exode 21,22–25, des hommes qui se battent blessent une femme enceinte et ses enfants sortent. Un paiement suit s'il n'y a pas de « dommage » ; sinon, le texte passe à « vie pour vie ». Les interprétations de la sortie des enfants et du dommage diffèrent : fausse couche ou naissance prématurée, atteinte à la mère ou à l'enfant ? Ces questions de traduction et d'interprétation influencent la lecture de la disposition. [3]

Malgré ce désaccord, une différence reste claire : l'Exode ne prescrit pas ici la mort de la fille de l'agresseur. David Wright voit dans la peine et la formulation modifiées une révision intentionnelle de matériau babylonien. C'est son explication de la relation entre les textes, au-delà de la description de la décision différente. [5]

Deutéronome 24,16 interdit explicitement de tuer les parents pour les enfants ou les enfants pour les parents. Il s'agit d'un témoignage provenant d'un autre recueil juridique de la Torah. Il établit la présence de ce principe, tandis que son application judiciaire demande des preuves supplémentaires. [9]

Le service résultant d'une dette

Le paragraphe 117 d'Hammurabi permet le service d'une épouse, d'un fils ou d'une fille remis parce que le débiteur ne peut payer. Il fixe trois années de travail, suivies de la libération la quatrième. Exode 21,2 donne à un esclave hébreuHébreuLangue sémitique du Nord-Ouest appartenant au groupe cananéen, avec des formes anciennes et modernes.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication acheté six années de service et la liberté la septième. Les deux textes limitent le service, avec des durées et des catégories différentes. [2][3]

Des différences apparaissent également dans la Torah. L'Exode distingue l'homme d'une fille vendue aux versets 7–11. Deutéronome 15,12–18 inclut l'homme hébreu et la femme hébraïque dans la libération après six années et demande une dotation pour la personne libérée à son départ. [8]

Ces détails éclairent la comparaison : un membre d'une famille endettée, un esclave acheté et une fille vendue sont des situations qui demandent de lire leurs dispositions particulières. Un service limité diffère aussi de formes d'esclavage auxquelles le texte n'attribue pas cette durée. Nous précisons donc l'entrée en service et les personnes couvertes, avant de comparer les conditions de libération.

Qui annonce la justice ?

Le prologue d'Hammurabi relie son autorité aux dieux ; l'épilogue dit que ses paroles protègent le faible contre le puissant et assurent justice à l'orphelin et à la veuve. L'Exode contient des commandements protégeant l'étranger, la veuve, l'orphelin et le pauvre. Les deux textes parlent de protéger les vulnérables dans des cadres religieux. [2][10]

La personne qui annonce les lois et la présentation de son autorité changent. Hammurabi parle en roi juste mandaté par les dieux. Dans Exode 24, Moïse lit le livre de l'alliance et le peuple l'accepte ; les lois prennent place dans une relation entre Yahweh et la communauté. [11]

Les différences dépassent donc la peine ou le montant d'argent. La place du droit dans le récit par lequel une communauté présente justice et autorité change aussi, même lorsque les problèmes quotidiens se ressemblent.

Comment les chercheurs expliquent-ils le lien ?

Wright défend une dépendance littéraireDépendance littéraireRapport expliquant la composition d’un texte par un autre.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication directe : il propose que les scribes de la Collection de l'Alliance connaissaient le texte d'Hammurabi et l'ont révisé de façon créative. Il situe cela entre 740 et 640 av. n. è., dans le contexte de l'influence néo-assyrienne sur Israël et JudaRoyaume de JudaJuda était un royaume du sud du Levant, centré sur Jérusalem à l’âge du FerGlossaire · Cliquez pour lire l’explication. C'est une période de rédaction proposée dans son modèle, distincte de celle d'Hammurabi, environ un millénaire auparavant. [5][6]

D'autres explications comprennent la circulation de coutumes juridiques, une formation scribale commune ou l'arrivée progressive de traditions mésopotamiennes au LevantLe LevantLe Levant désigne régionalement les terres de la Méditerranée orientaleGlossaire · Cliquez pour lire l’explication. Bruce WellsBruce WellsSpécialiste de la Bible hébraïque et du droit proche-oriental ancien à l’Université du Texas à Austin, étudiant textes juridiques et procès.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication a publié une réponse savante à la thèse de Wright. Nous en avons vérifié les données bibliographiques ; la discussion des alternatives repose également sur l'article de Wright effectivement lu. [7][5]

Les interprétations diffèrent sur ce qui établit la connaissance du texte particulier d'Hammurabi par un rédacteur. Celui-ci peut connaître et modifier un texte, ou travailler dans une tradition contenant des décisions semblables. Nous examinons donc ressemblance et changement ensemble, en évaluant l'explication qui rend le mieux compte des détails et du contact possible.

Des questions pour examiner une transmission

L'enquête peut s'organiser autour de six questions liées :

  • Quand chaque texte a-t-il été rédigé ? Le recueil d'Hammurabi est antérieur, mais la date et les étapes d'édition de la Collection de l'Alliance restent débattues. L'ordre chronologique permet d'étudier une direction possible, sans l'établir à lui seul.
  • Le contact était-il possible ? La copie poursuivie après le roi permettait une connaissance ultérieure. Il faut aussi déterminer quand les scribes d'Israël et de Juda pouvaient rencontrer le texte, et dans quelle langue.
  • Quelle est la précision de la ressemblance ? Bœuf dangereux, avertissement du propriétaire et négligence forment une série plus précise que la simple présence de bétail dans deux sociétés.
  • Comment les lois sont-elles disposées ? Nous lisons la succession, l'emplacement des cas et les exceptions avec les mots partagés.
  • Quel parcours propose-t-on ? Aucun manuscrit intermédiaire ni témoignage du rédacteur n'est conservé, laissant hypothétique une voie non attestée.
  • Y a-t-il d'autres explications ? Coutumes communes, formation scribale et développement indépendantDéveloppement indépendantÉléments semblables apparaissant sans transmission historique entre eux.Glossaire · Cliquez pour lire l’explication sont examinés avec l'emprunt.

Que soutiennent les preuves ?

Les textes soutiennent des rapprochements précis sur des questions juridiques et des différences importantes de peines, de catégories et de cadre religieux. Le texte d'Hammurabi circulait aussi après l'époque du roi : la relation proposée n'a donc pas nécessairement eu lieu de son vivant. [2][3][4]

La dépendance directe de la Collection de l'Alliance est un modèle académique sérieux, avec un désaccord persistant sur son étendue, sa date et son mécanisme. Le cadre de la comparaison ne permet pas de l'étendre à toute la Torah ou à toutes les législations religieuses.

L'intérêt de la recherche apparaît lorsque nous comprenons comment les communautés formulaient responsabilité et équité, et faisaient circuler ou réinterprétaient des traditions juridiques. Une relation littéraire étayée contribue à expliquer cette histoire. Les questions de croyance restent distinctes de l'examen des textes et de leurs parcours.

Pour approfondir : Ressemblance ne signifie pas emprunt, Quand la Torah a-t-elle été écrite ? et Le déluge avant Noé.

Références et notes

  1. Catalogue du Louvre, SB 8 : identification, matière, date, relief d’Hammurabi et Shamash et découverte. Métadonnées consultées. La photographie montre une autre face inscrite, et non le relief supérieur. SB 8; catalogue Revenir au texte ↑
  2. Traduction de Robert Francis Harper, 1904, dans le domaine public. Dispositions indiquées, prologue et épilogue consultés ; passages sensibles confrontés aux citations de Wright et Slanski. Les anciennes traductions des catégories sociales ne représentent pas l’état actuel de la philologie. La numérotation est éditoriale et moderne. Robert Francis Harper, 1904; §§117, 196–214, 250–252; prologue and epilogue Revenir au texte ↑
  3. Exode 21, texte primaire de comparaison. Chapitre KJV consulté avec les expressions hébraïques publiées par Wright ; l’étude paraphrase les dispositions sans proposer une nouvelle traduction critique. Une traduction ne résout pas le débat sur grossesse et dommage. Exodus 21:2–11, 18–32 Revenir au texte ↑
  4. Article de 14 pages lu intégralement dans le dépôt de Yale. Il étudie monument, texte, image, public, copies et justice royale. L’interprétation de la fonction monumentale ne prouve ni l’application universelle ni l’absence d’influence pratique. Kathryn E. Slanski, Yale Journal of Law & the Humanities 24 (2012), pp. 97–110; especially 101–108 Revenir au texte ↑
  5. Article lu intégralement. Wright expose sa propre thèse avec texte hébreu, comparaisons et explications alternatives. La réécriture intentionnelle est un argument scientifique, pas une déclaration ancienne de transfert des lois. David P. Wright, 2019; assault, talion and goring ox; footnotes 4–9, 25–26 Revenir au texte ↑
  6. Résumé de l’éditeur et sommaire consultés, pas le livre entier. Le résumé documente la dépendance directe proposée et le cadre 740–640 ; il n’établit ni consensus chronologique ni détails de chapitres non lus. David P. Wright, Inventing God’s Law (2009); publisher’s abstract Revenir au texte ↑
  7. Notice bibliographique vérifiée ; texte intégral indisponible. Référence attestant une réponse à Wright, sans prétendre résumer directement l’argument de Wells. Les traditions communes sont aussi évoquées dans l’article consulté de Wright. Bruce Wells, Maarav 13/1 (2006), pp. 85–118; bibliographic record only Revenir au texte ↑
  8. Libération de l’homme hébreu et de la femme hébraïque, avec dotation de départ. Témoignage d’un ensemble distinct d’Exode 21, non preuve automatique d’application sociale. Deuteronomy 15:12–18 Revenir au texte ↑
  9. Énoncé primaire de responsabilité individuelle, excluant la mise à mort des enfants pour les parents ou inversement. Verset consulté ; sa présence ne date pas la révision de l’Exode. Deuteronomy 24:16 Revenir au texte ↑
  10. Protection de l’étranger, de la veuve, de l’orphelin, du débiteur pauvre et du gage : matériau primaire comparé au discours royal de justice, sans présumer le transfert du passage. Exodus 22:21–27; English verse numbering Revenir au texte ↑
  11. Lecture du livre de l’Alliance et réponse de la communauté dans le récit. Témoignage de la présentation textuelle de l’autorité, pas document indépendant datant la composition du recueil. Exodus 24:3–8 Revenir au texte ↑

Historique de recherche

Les modifications substantielles sont conservées ici. Les corrections rédactionnelles mineures restent dans le journal interne.

  1. Édition 5 · 13 octobre 2026 · editor

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  2. Édition 4 · 13 octobre 2026 · editor

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  3. Édition 3 · 13 octobre 2026 · editor

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  4. Édition 2 · 13 octobre 2026 · editor

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IL Archive, «Hammurabi et le Code de l’Alliance : ressemblances et limites de l’emprunt», Édition 5, https://ilarchive.com/fr/studies/hammurabi-and-covenant-code